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France Les mariages forcés parmi les filles immigrées sont en hausse

Les mariages forcés de jeunes filles immigrées en France sont en augmentation, selon les associations, qui constatent cependant le début d’une prise de conscience et le soutien plus fréquent des mères en faveur de leur fille. Il est difficile de connaître l’ampleur du phénomène, illustré mardi par la condamnation à quatre ans de prison avec sursis par un tribunal d’un Marocain naturalisé français, Abdelaziz Amri, pour le viol en 1994 d’une jeune fille de 17 ans épousée de force au Maroc. Les associations estiment à 70 000 le nombre de filles « concernées », mais il faut prendre ce chiffre avec prudence puisque la plupart des affaires restent dans le secret des familles. Selon Marie-Thérèse Leblanc, présidente de l’Association développement et médiation interculturelle Afrique (ADMICA), la hausse a eu lieu il y a cinq ou six ans et s’explique par un « phénomène de repli identitaire ».
« Quand on est immigré, en marge de la société, on se replie sur ce que l’on connaît, et il y a une réinterprétation de la tradition, alors que celle-ci perd de sa force dans le pays d’origine lui-même. » Cependant, la publicité faite autour de plusieurs affaires, l’action de sensibilisation faite dans les collèges et les lycées, la mobilisation des associations féminines commencent à porter leurs fruits et on observe un début de prise de conscience. « On voit de plus en plus souvent des mères qui prennent la défense de leur fille », affirme aussi Mme Leblanc, et des filles qui se rebellent. Les pères réagissent malheureusement en amenant leurs filles de plus en plus jeunes au pays, dit-elle.
Les mariages forcés de jeunes filles immigrées en France sont en augmentation, selon les associations, qui constatent cependant le début d’une prise de conscience et le soutien plus fréquent des mères en faveur de leur fille. Il est difficile de connaître l’ampleur du phénomène, illustré mardi par la condamnation à quatre ans de prison avec sursis par un tribunal d’un Marocain naturalisé français, Abdelaziz Amri, pour le viol en 1994 d’une jeune fille de 17 ans épousée de force au Maroc. Les associations estiment à 70 000 le nombre de filles « concernées », mais il faut prendre ce chiffre avec prudence puisque la plupart des affaires restent dans le secret des familles. Selon Marie-Thérèse Leblanc, présidente de l’Association développement et médiation interculturelle Afrique (ADMICA), la hausse a eu lieu...