Rechercher
Rechercher

Actualités

Les ONG sanctionnées par Bush rejettent les accusations de soutien au Hamas

Les associations humanitaires, dont les avoirs ont été bloqués par Washington en représailles à un présumé soutien financier au mouvement radical palestinien Hamas, ont unanimement rejeté samedi ces accusations.
Le président américain George W. Bush a annoncé vendredi un renforcement des sanctions financières américaines contre le Hamas après que celui-ci eut revendiqué l’attentat du 19 août, qui a fait 20 morts, outre le kamikaze, et plus de 100 blessés dans un bus à Jérusalem.
Il a demandé au Trésor de « bloquer et geler les avoirs de six hauts dirigeants du Hamas et de cinq organisations non gouvernementales » qui « fournissent un soutien financier au Hamas », et demandé aux pays européens et au Liban, où elles sont basées, de prendre des mesures similaires.
Ces ONG sont le Comité de bienfaisance et de secours aux Palestiniens (CBSP) basé en France, l’Association de secours palestinien (ASP) basée en Suisse et liée au CBSP, le Palestinian Relief and Development Fund ou Interpal basé en Grande-Bretagne, la Palestinian Association in Austria, basée en Autriche, et de la Sanbil Association for Relief and Development, basée au Liban.
À Paris, le Comité de bienfaisance et de secours aux Palestiniens (CBSP), créé en 1990, a jugé samedi les accusations américaines « ridicules », assurant qu’il n’avait « aucun rapport de près ou de loin avec le Hamas ».
« Nous avons pignon sur rue, nous sommes connus de tous. Si on représentait un danger quelconque, il y a longtemps que les autorités françaises nous auraient contraints de mettre la clé sous la porte », a fait valoir Youcef Benderbal, responsable de la communication du comité qui se propose « d’atténuer la pauvreté et les souffrances des Palestiniens les plus démunis ».
En Suisse, l’Association de secours palestinien (ASP) a affirmé qu’elle « ne traite pas avec des partis politiques sur place », qualifiant ce principe de « ligne rouge ».
Basée à Bâle et à Genève, l’ASP a souligné que son action, transparente, n’avait qu’un caractère humanitaire, consistant notamment à créer des centres médicaux ou à parrainer des orphelins. « Les dons sont destinés à la population palestinienne en Cisjordanie, dans la bande de Gaza ou dans les camps de réfugiés au Liban et en Jordanie » selon le responsable de l’ASP, fondée en 1993 et inscrite au registre du commerce en Suisse.
En 2002, l’association a recueilli dans ce pays environ un million de francs suisses grâce notamment à quelques centaines de donateurs fixes. À Londres, Interpal a dénoncé « une décision politique visant à discréditer les associations humanitaires » qui aident les familles palestiniennes. « Nous n’avons d’activité illégale d’aucune sorte. Les Britanniques sont plutôt contents de ce que nous faisons. Ce sont juste les Américains qui semblent vouloir toujours suivre la ligne des Israéliens », a déclaré Ibrahim Hewitt, président d’Interpal.
À Vienne, le gouvernement autrichien a nié que la Palestinian Association in Austria, enregistrée depuis 1993, soit concernée par ces accusations. L’ONG a déjà fait l’objet d’une enquête par les autorités antiterroristes autrichiennes, selon le porte-parole du ministère de l’Intérieur Rudolf Gollia. « L’enquête n’a apporté aucun indice qui permette de conclure que cette association soutient des organisations terroristes », a déclaré M. Gollia.
L’ONG autrichienne n’était pas joignable samedi pour commenter les accusations américaines.
Les associations humanitaires, dont les avoirs ont été bloqués par Washington en représailles à un présumé soutien financier au mouvement radical palestinien Hamas, ont unanimement rejeté samedi ces accusations.Le président américain George W. Bush a annoncé vendredi un renforcement des sanctions financières américaines contre le Hamas après que celui-ci eut revendiqué l’attentat du 19 août, qui a fait 20 morts, outre le kamikaze, et plus de 100 blessés dans un bus à Jérusalem.Il a demandé au Trésor de « bloquer et geler les avoirs de six hauts dirigeants du Hamas et de cinq organisations non gouvernementales » qui « fournissent un soutien financier au Hamas », et demandé aux pays européens et au Liban, où elles sont basées, de prendre des mesures similaires.Ces ONG sont le Comité de bienfaisance et de...