L’euro est passé sous le seuil de 1,09 $ hier pour la 1re fois depuis le 22 avril sur les marchés des changes internationaux, continuant ainsi sa glissade suite aux mauvais chiffres sur l’économie européenne. Dans le même temps, le regain d’optimisme à propos de l’état de l’économie US a soutenu la progression du billet vert face aux autres grandes monnaies, à l’exception du yen qui a trouvé appui dans la hausse de 0,9 % de l’indice d’activité de tous les secteurs de l’économie japonaise en juin. Ainsi, en l’absence d’indicateurs aux États-Unis, l’attention des marchés s’est donc concentrée sur les statistiques en provenance de l’autre côté de l’Atlantique. À cet égard, les opérateurs ont été déçus par l’annonce que la zone euro a enregistré en juin un excédent de 2,5 mds EUR de sa balance des comptes courants contre 2,8 mds EUR en mai (-10,7 %), à la suite de la diminution de 4,5 mds EUR de ses comptes de revenus et de 3,3 mds EUR de ses transactions courantes. Cela d’autant qu’ils venaient d’apprendre que le déficit public allemand a atteint 3,7 % du PIB au 1er semestre, selon l’Office fédéral des statistiques en raison de l’augmentation des dépenses à 505,5 mds EUR contre des recettes de 467,1 mds EUR. Ce taux, largement supérieur à l’objectif fixé par le gouvernement allemand à 3,5 % du PIB pour l’année 2003 et au seuil limite de 3 % du PIB fixé par le Pacte européen de stabilité, a aussi pesé sur l’euro, surtout après l’annonce par l’Insee que les prix à la consommation en France ont baissé de 0,1 % en juillet, à la suite d’un affaiblissement de la demande intérieure entraîné par le ralentissement de la 2e économie de la zone euro. Par ailleurs, l’annonce par l’Office national des statistiques en Grande-Bretagne que la croissance du PIB n’a pas dépassé 0,3 % au 2e trimestre après 0,1 % au 1er a été jugée décevante, privilégiant aussi le dollar au sterling. Pourtant, des ajustements de positions à la veille du week-end devaient limiter les gains du billet vert qui s’est finalement négocié à New York à 1,0885 pour un euro contre 1,0920 la veille, à 1,5755 pour un sterling contre 1,5785, à 1,4165 FS contre 1,4130 et à 117,55 yens contre 117,85.
En Bourse, les marchés américains ont finalement achevé la journée dans le rouge après une ouverture dopée par des prévisions optimistes d’Intel sur son chiffre d’affaires pour le 3e trimestre (entre 7,3 et 7,8 mds $ au lieu de 6,9/7,5 mds $ précédemment). Des prises de bénéfices sur nombre de valeurs qui avaient grimpé tout au long de la semaine semblent expliquer ce mouvement. En clôture, Wall Street a perdu 0,79 % à 9 348,87 points et le Nasdaq 0,69 % à 1 765,31 points.
De leur côté, les Bourses européennes étaient mitigées, le CAC 40 ayant gagné 0,68 % à 3 328,99 points et le Footsie 0,06 % seulement à 4 225,90 points, alors que l’Extra Dax cédait 0,46 % à 3 549,05 points.
À Beyrouth, le dollar continuait à être recherché au haut de la fourchette d’intervention de la BDL à des fins de souscription aux certificats de dépôt en LL émis par elle. Le maintien de cette fourchette entre 1 501 et 1 514 LL a servi à le faire fixer au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL pendant qu’il se négociait à 1 514 LL. À la Bourse de Beyrouth, on a relevé la hausse de 18 762 actions A de Solidere de 4,37 à 4,45 $ et de 50 actions du Beirut Interbank Fund de 102,70 à 105,20 $ avec la baisse de 32 048 actions C de la Byblos Bank de 1,70 à 1,69 $.
Élie KAHWAGI
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