« Je ne pense pas que les États-Unis feraient (en Syrie) la même erreur qu’en Irak », a déclaré Assad lors d’un entretien accordé au journal italien Corriere della Sera, dont l’agence officielle syrienne Sana publie des extraits. Pour le président syrien, qui repousse les accusations de Washington selon lesquelles son pays fabriquerait des armes chimiques, les Américains devraient se retirer d’Irak. « Cette occupation devrait cesser (...) Les Irakiens se demandent désormais quand les forces d’occupation vont se retirer, et si une date limite n’est pas fixée, ils résisteront à l’occupation de diverses manières. » Prié de dire ce qu’il dirait au président George Bush s’il le rencontrait, Assad a répondu : « Je lui demanderais d’abord où se trouvent les armes de destruction massive de l’Irak (...) et je lui demanderais où est, en Irak, la démocratie dont ils parlaient. » « Où est la vie meilleure qu’ils avaient promise aux Irakiens après le départ de Saddam Hussein ? » s’est interrogé Assad. À moins que Washington ne fixe une date pour le retrait de ses troupes, Damas ne jouera aucun rôle en Irak sous commandement américain « parce que nous serions rejetés par le peuple irakien de la même manière que les Américains le sont », a ajouté le président syrien. Le ministre syrien des Affaires étrangères a de son côté mis l’accent, à la tribune des Nations unies à New York, sur le danger que représentent les armes de destruction massive et rappelé la proposition syrienne pour l’établissement d’une résolution déclarant le Moyen-Orient zone snas armes des destruction massive. M. Chareh a en outre déclaré que la Syrie est directement concernée par la situation en Irak. Selon lui, pour sortir du bourbier irakien, il ne faut pas se contenter de chercher des solutions à l’insécurité, il faut « un engagement international pour l’unité et la souveraineté des Irakiens sur leur territoire, un calendrier rapide et précis pour le retrait des forces d’occupation et la rédaction d’une Constitution acceptable par le peuple ». L’Arabie saoudite et l’Égypte ont plaidé dans le même sens à l’Onu.
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Pour Assad, la Syrie n’est pas « visée » par les États-Unis
le 30 septembre 2003 à 00h00
« Je ne pense pas que les États-Unis feraient (en Syrie) la même erreur qu’en Irak », a déclaré Assad lors d’un entretien accordé au journal italien Corriere della Sera, dont l’agence officielle syrienne Sana publie des extraits. Pour le président syrien, qui repousse les accusations de Washington selon lesquelles son pays fabriquerait des armes chimiques, les Américains devraient se retirer d’Irak. « Cette occupation devrait cesser (...) Les Irakiens se demandent désormais quand les forces d’occupation vont se retirer, et si une date limite n’est pas fixée, ils résisteront à l’occupation de diverses manières. » Prié de dire ce qu’il dirait au président George Bush s’il le rencontrait, Assad a répondu : « Je lui demanderais d’abord où se trouvent les armes de destruction massive de l’Irak (...) et je lui demanderais où est, en Irak, la démocratie dont ils parlaient. » « Où est la vie meilleure qu’ils avaient promise aux Irakiens après le départ de Saddam Hussein ? » s’est interrogé Assad. À moins que Washington ne fixe une date pour le retrait de ses troupes, Damas ne jouera aucun rôle en Irak sous commandement américain « parce que nous serions rejetés par le peuple irakien de la même manière que les Américains le sont », a ajouté le président syrien. Le ministre syrien des Affaires étrangères a de son côté mis l’accent, à la tribune des Nations unies à New York, sur le danger que représentent les armes de destruction massive et rappelé la proposition syrienne pour l’établissement d’une résolution déclarant le Moyen-Orient zone snas armes des destruction massive. M. Chareh a en outre déclaré que la Syrie est directement concernée par la situation en Irak. Selon lui, pour sortir du bourbier irakien, il ne faut pas se contenter de chercher des solutions à l’insécurité, il faut « un engagement international pour l’unité et la souveraineté des Irakiens sur leur territoire, un calendrier rapide et précis pour le retrait des forces d’occupation et la rédaction d’une Constitution acceptable par le peuple ». L’Arabie saoudite et l’Égypte ont plaidé dans le même sens à l’Onu.


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