Liberia Charles Taylor confirme son départ et dénonce une conspiration internationale
le 11 août 2003 à 00h00
À la veille de sa démission annoncée, le président du Liberia, Charles Taylor, a confirmé hier son départ tout en dénonçant une conspiration internationale emmenée par les États-Unis. « Je quitte le pouvoir selon ma propre volonté, mais je suis forcé à l’exil », a déclaré le chef de l’État dans un discours d’adieux à la nation diffusé dans la soirée. « Si Dieu le veut, je reviendrai », a-t-il déclaré. Charles Taylor a promis de transmettre le pouvoir aujourd’hui à 11h59 à son vice-président, Moses Blah, et peut gagner le Nigeria qui lui a offert l’asile politique. Le chef de l’État s’en est également pris avec virulence à la Guinée, à la Grande-Bretagne et surtout aux États-Unis, qu’il a accusés d’avoir soutenu les rebelles du Lurd. S’agissant des rebelles du Lurd, qui ont fait de son départ une condition incontournable pour déposer les armes, le chef de l’État les a appelés à « se soumettre au processus démocratique ». Il a également demandé à la Communauté des États d’Afrique de l’Ouest (Cedeao) de « tout faire » pour que des négociations interlibériennes se tiennent, au Liberia, aussitôt après son départ. Au moins trois chefs d’État africains, le président ghanéen John Kufuor, président en exercice de la Cedeao, le président mozambicain Joachim Chissano, président en exercice de l’Union africaine et le président sud-africain, Thabo Mbeki, sont attendus aujourd’hui à Monrovia pour assister à la cérémonie de passation de pouvoirs qui doit s’y dérouler le même jour. Les deux parties, rebelle et gouvernementale, ont évoqué hier la menace de violences dans la capitale pour les jours qui viennent. Le ministre de l’Économie, Sam Jackson, a brandi le spectre d’une « catastrophe imminente ». De son côté, le commandant militaire du Lurd a prévenu que si M. Taylor ne quittait pas le pays « immédiatement » après avoir démissionné, ses forces, attaqueront sa résidence. Et il n’est pas certain que les 776 soldats de la force de maintien de la paix ouest-africaine (Ecomil) soient en mesure de contenir une éventuelle flambée de violence après le départ de Taylor.
À la veille de sa démission annoncée, le président du Liberia, Charles Taylor, a confirmé hier son départ tout en dénonçant une conspiration internationale emmenée par les États-Unis. « Je quitte le pouvoir selon ma propre volonté, mais je suis forcé à l’exil », a déclaré le chef de l’État dans un discours d’adieux à la nation diffusé dans la soirée. « Si Dieu le veut, je reviendrai », a-t-il déclaré.Charles Taylor a promis de transmettre le pouvoir aujourd’hui à 11h59 à son vice-président, Moses Blah, et peut gagner le Nigeria qui lui a offert l’asile politique.Le chef de l’État s’en est également pris avec virulence à la Guinée, à la Grande-Bretagne et surtout aux États-Unis, qu’il a accusés d’avoir soutenu les rebelles du Lurd.S’agissant des rebelles du Lurd, qui ont fait de son...
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