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Liberia Les premiers soldats de la paix sont arrivés à Monrovia(photo)

Les premiers soldats de la paix ouest-africains ont été accueillis en libérateurs hier au Liberia, où ils vont tenter de mettre fin à la guerre entre rebelles et forces loyales au président Charles Taylor et de faciliter l’acheminement de l’aide humanitaire.
Sous une pluie torrentielle, un premier hélicoptère blanc au sigle des Nations unies s’est posé sur la piste de l’aéroport Robertsfield de Monrovia, situé à une cinquantaine de km à l’est du centre-ville, où les combats qui faisaient rage depuis deux semaines ont pratiquement cessé depuis samedi soir. La capitale libérienne a en revanche été le théâtre de pillages hier.
L’appareil, avec à son bord 21 soldats nigérians, a été suivi quelques minutes plus tard par un autre hélicoptère également chargé d’une vingtaine d’autres soldats nigérians.
Ces hélicoptères MI-8, de fabrication soviétique, sont venus de Freetown, capitale de la Sierra Leone voisine. Dès leur arrivée, les soldats se sont déployés autour de la piste de l’aéroport, prêts à faire feu.
La moitié du 1er bataillon des forces spéciales de l’armée nigériane en Sierra Leone, qui compte 776 hommes au total, doit arriver au Liberia et se déployer en d’autres points stratégiques de Monrovia et de sa périphérie.
« Je suis très honoré d’être ici, les Libériens peuvent placer de grands espoirs en nous », a déclaré l’officier commandant cette première section des forces spéciales nigérianes, le capitaine Aliyu Jibril. « Je ne m’attends à aucune friction, nous sommes prêts. Nous ne sommes pas ici pour combattre, mais nous riposterons en légitime défense ou si nous devons protéger des civils », a-t-il expliqué.
Alors que le ballet des hélicoptères s’est poursuivi toute la journée, près de l’aéroport, des centaines de personnes se sont rassemblées pour exprimer leur joie en chantant et en dansant. Des femmes pleuraient d’émotion.
Les violents combats à l’arme lourde qui n’ont pas cessé depuis la mi-juillet à Monrovia, où la population manque de tout et vit dans de terribles conditions, ont fait des centaines de morts – essentiellement des civils – et au moins 200 000 déplacés.
Les premiers soldats ont également été accueillis par plusieurs personnalités, dont le ministre libérien de la Défense, Daniel Chea, et l’ambassadeur américain à Monrovia, John Blaney. « Une page se tourne dans l’histoire du Liberia », a déclaré l’ambassadeur.
Sékou Damate Conneh, leader du Lurd, en visite à Rome, a annoncé que ses hommes se retireraient de la capitale dès l’arrivée des premiers éléments de la force d’interposition de la Communauté des États d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), baptisée Mission de la CEDEAO au Liberia (Ecomil).
Les premières troupes seront rejointes par d’autres soldats nigérians dans les jours à venir – 1 500 au total – puis par environ 1 700 hommes d’autres pays de la CEDEAO.
Les arrivées à Monrovia des soldats ouest-africains de l’Ecomil vont « monter en puissance » dans les huit prochains jours, selon un officier de l’Onu, Kemal Saïki. « Dans les jours qui viennent, nous allons planifier au minimum huit rotations (d’hélicoptères et d’avions) par jour » sur Monrovia, a-t-il dit.
Au total, la CEDEAO devrait avoir déployé au Liberia environ 3 250 hommes avant la fin du mois d’août.
Ils devraient ensuite être rejoints, en principe en octobre, par d’autres éléments de la force multinationale de l’Onu dont la France a souhaité lundi qu’elle « se déploie dans les meilleurs délais ».
Aucun affrontement sérieux n’a été signalé depuis samedi soir dans Monrovia, dont le Lurd cherchait depuis deux semaines à prendre le centre, siège du pouvoir du président Taylor qui ne contrôle plus qu’un cinquième du territoire et qui a promis de quitter son poste le 11 août.
Les combats sont restés très limités hier à Monrovia, où les forces gouvernementales se sont livrées à des pillages, pour faire du commerce avec les soldats ouest-africains.
Pour la première fois depuis la mi-juillet, il n’y a presque pas eu de blessés hier à Monrovia.
Les premiers soldats de la paix ouest-africains ont été accueillis en libérateurs hier au Liberia, où ils vont tenter de mettre fin à la guerre entre rebelles et forces loyales au président Charles Taylor et de faciliter l’acheminement de l’aide humanitaire.Sous une pluie torrentielle, un premier hélicoptère blanc au sigle des Nations unies s’est posé sur la piste de l’aéroport Robertsfield de Monrovia, situé à une cinquantaine de km à l’est du centre-ville, où les combats qui faisaient rage depuis deux semaines ont pratiquement cessé depuis samedi soir. La capitale libérienne a en revanche été le théâtre de pillages hier.L’appareil, avec à son bord 21 soldats nigérians, a été suivi quelques minutes plus tard par un autre hélicoptère également chargé d’une vingtaine d’autres soldats...