Le pilote Subaru Petter Solberg est revenu au deuxième rang à égalité avec Carlos Sainz, 48 points, alors que Sébastien Loeb sur la seconde Xsara n’est qu’à trois unités derrière, à dix unités du leader, soit une victoire. Marcus Grönholm et Markko Märtin, les deux seuls pilotes à avoir abandonné ce week-end, perdent du terrain mais peuvent toujours voir la situation s’inverser même si les cartes ne sont plus en leurs mains. La Peugeot et la Ford comptent 38 et 37 points.
« Nous sommes en très bonne situation pour le championnat mais Petter et Sébastien ont très bien piloté en Australie, admet Burns. Je suis certain qu’ils vont être très incisifs sur les dernières épreuves de la saison. » Le Britannique, qui n’a toujours pas remporté le moindre rallye depuis plus de deux ans, n’a pas l’avantage du terrain pour ces dernières courses.
Le mois d’octobre s’annonce même difficile car couru entièrement sur asphalte. Trente points seront à prendre et Burns ne s’est encore jamais imposé sur cette surface. Au contraire, Sébastien Loeb démontre d’excellentes qualités : « La voiture est très rapide sur asphalte, rappelle l’Alsacien. Et moi aussi j’espère, nous verrons. » Carlos Sainz, sur la même voiture que le Français aura évidemment un rôle important à jouer. En revanche ce sera plus difficile pour Petter Solberg.
Équipé de pneus Pirelli, traditionnellement moins performant que les Michelin sur l’asphalte sec, le Norvégien pourrait avoir quelques lacunes avant d’aborder le rallye de Grande-Bretagne, dernière manche qu’il avait remportée la saison dernière. Mais la clé des titres 2003 est peut-être dans la voiture numéro 3, celle que pilote Gilles Panizzi. L’an passé, il avait remporté les épreuves italienne, française et espagnole.
Le futur pilote Peugeot a sans doute le destin de ses coéquipiers dans son volant. Car l’équipe de Corrado Provera va tout faire pour remporter deux nouveaux titres. Même Marcus Grönholm a assuré Richard Burns de son soutien pour la fin de saison.
Mais Sébastien Loeb espère également une bonne performance des frères Panizzi : « Je vais les payer pour qu’ils s’intercalent », s’amusait le meilleur français du championnat.


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