Pour la première fois de l’histoire, le vainqueur du dernier Mondial n’est pas qualifié d’office. Ce qui ne fait pas l’affaire des équipes du groupe sud-américain puisqu’elles seront 10, au lieu de 9, à tenter de s’emparer d’une des quatre premières places qualificatives (le 5e disputera un barrage dont les modalités n’ont pas encore été déterminées).
Tout naturellement, les Brésiliens, couronnés pour la cinquième fois de leur histoire à Yokohama (Japon) le 30 juin 2002, sont les favoris. Cependant, rien n’est acquis pour ceux qui, en 1993 face à l’Uruguay et plus encore en 2001 contre le Venezuela, avaient dû attendre la dernière journée pour se qualifier.
À chaque fois, le parcours des Auriverdes, haché il est vrai par les exigences d’un calendrier européen très chargé, se révéla extrêmement pénible, déchaînant critiques et commentaires acides. Et même si, paradoxalement, il s’ensuivit à chaque fois un titre mondial (1994 et 2002), le sélectionneur Carlois Alberto Parreira souhaiterait éviter un nouveau remake.
Ronaldinho suspendu
Le déplacement périlleux à Baranquilla, demain, pour se frotter à la Colombie, constitue en tout cas une entrée en matière de choix pour le Brésil, qui pourra compter sur Ronaldo et Rivaldo, mais pas sur Ronaldinho, suspendu.
Une formation colombienne qui a su se montrer séduisante, forte notamment d’une impeccable défense centrale Cordoba (Inter Milan)-Yepes (Nantes), au cours de la Coupe des confédérations en France au mois de juin, à l’opposé d’un Brésil « B », délesté de la majorité de ses stars et piteusement éliminé au premier tour.
« Nous pouvons battre le Brésil », a ainsi affirmé le gardien Oscar Cordoba, ajoutant : « Je le dis haut et fort, comme je l’avais déjà dit avant que l’Équateur ne batte les Brésiliens lors des qualifications pour le Mondial 2002. »
Tout aussi naturellement, l’Argentine est l’autre grand favori avec le Brésil. Les Argentins de Marcelo Bielsa, qui regorgent de talents à tous les postes (Riquelme, Aimar, Crespo, Veron, Saviola, Cambiasso...), débutent à Buenos Aires aujourd’hui face au Chili, une équipe en pleine reconstruction. Pour eux aussi, la qualification est impérative, surtout après la claque mémorable reçue au Mondial 2002 (élimination au 1er tour).


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine