L’euro, qui perdait du terrain face au dollar depuis le début de la semaine, s’est repris hier en fin de journée après avoir chuté à son plus bas niveau depuis quatre mois et demi à l’ouverture des marchés des changes internationaux (à 1,0764 $). Ce changement de tendance a été entraîné par la publication du Livre beige de la Fed qui a dressé un bilan mitigé sur l’état actuel de l’économie US, confirmant d’un côté la reprise de la production industrielle et de la consommation des ménages, tout en soulignant d’un autre côté la fragilité du marché de l’emploi. Un peu plus tôt, le dollar avait aussi souffert du ralentissement de la hausse des dépenses de construction aux États-Unis qui ont progressé de 0,2 % au lieu de 0,5 % comme attendu en juillet contre 0,7 % en juin, reflétant une certaine contraction de l’activité dans ce secteur. De son côté, la monnaie unique européenne a trouvé appui dans la nouvelle hausse de l’indice des directeurs d’achats dans le secteur des services de la zone euro de 50,2 points en juillet à 52 points en août, selon NTC Research, dans la mesure où le passage de cet indicateur au-dessus du seuil de 50 points marque une expansion de l’activité économique. Enfin, les pronostics publiés par l’OCDE, selon lesquels la croissance économique mondiale semble bien engagée et devrait être d’environ 1 % dans la zone euro, 2,5 % aux États-Unis et 2 % au Japon, ont été plus ou moins rassurants pour les placements en actifs européens comme en témoigne la nette reprise des Bourses de la zone euro. Cela d’autant que les investisseurs venaient d’apprendre que les ventes de détail dans cette zone ont progressé de 0,7 % en juin sur un an selon l’Office européen des statistiques Eurostat, et de 0,6 % en France pendant la même période selon l’Insee. Compte tenu de toutes ces considérations, l’euro n’a pas tardé à reprendre des couleurs, faisant clôturer le dollar à New York à 1,0835 pour un euro contre 1,0810 la veille, à 1,5705 pour un sterling contre 1,5675, à 1,4160 FS contre 1,4190 et à 116 yens contre 116,35. À Beyrouth, le dollar a continué d’être recherché au haut de la fourchette d’intervention de la BDL à des fins de placement dans les certificats de dépôt émis par elle en LL à 3 ans et à des taux d’intérêt élevés. Le maintien de cette fourchette entre 1 501 et 1 514 LL a servi encore une fois à faire fixer le billet vert au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL alors qu’il se négociait à 1 514,50 LL sur le marché interbancaire. En Bourse, les marchés US ont ralenti leur mouvement ascensionnel après la publication du Livre beige et de chiffres décevants sur les dépenses de construction. L’annonce d’une maigre hausse de 0,1 % des ventes des grands magasins aux États-Unis la semaine dernière ainsi que la baisse de 15 % des ventes de Ford, de 6 % de celles de Chrysler et de 0,5 % de GM en août ont déçu les opérateurs. Finalement, Wall Street a réduit ses gains à 0,47 % à 9 568,46 points et le Nasdaq à 0,62 % à 1 852,90 points. Les Bourses européennes ont clôturé en nette hausse tirées par l’élan des places US à l’ouverture. L’Extra Dax s’est adjugé en hausse de 2,25 % à 3 647,51 points, le CAC 40 de 1,75 % à 3 422,78 points et le Footsie de 1,37 % à 4 262,10 points. À la Bourse de Beyrouth, on a relevé la baisse de 20 077 actions A de Solidere de 4,35 à 4,33 $ et de 300 actions au porteur des Ciments blancs de 1,82 à 1 $ d’un côté, et de l’autre la hausse de 5 000 actions B de Solidere de 4,40 à 4,59 $ et la stabilité de 768 certificats GDR de la Blom Bank à 23 $.
Élie KAHWAGI
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