Le dollar a évolué dans des marges étroites face aux autres grandes monnaies en ce début de semaine, sur des marchés des changes sans orientation précise et sans volume d’échanges important en raison de l’absence des intervenants US à l’occasion de la fête du travail aux États-Unis (Labor Day). Selon les cambistes, les opérateurs ont préféré se focaliser sur les chiffres US à venir allant de l’indice des directeurs d’achats du secteur manufacturier aux États-Unis (ISM), aujourd’hui, pour finir vendredi avec le taux de chômage US en août. De ce fait, le marché s’est montré indifférent à l’annonce par NTC Research que l’indice des directeurs d’achats du secteur manufacturier de la zone euro (PMI) a enregistré en août sa deuxième hausse consécutive pour s’afficher à 49,1 points contre 48 points en juillet, même après la remontée de ce même indice en France à 49,8 points contre 46,6 points pendant la même période. Il en est de même des nouvelles faisant état du fait que le déficit public devrait atteindre 3,8 % du PIB en Allemagne et 3,9 % du PIB en France et qui sont passées inaperçues. L’appel du secrétaire US au Trésor, John Snow, à la flexibilité des taux de change, à l’issue d’une réunion, hier, avec son homologue japonais Masajuro Shiokawa à Tokyo, n’a eu aussi aucun impact sur le marché. Au contraire, les opérateurs ont été plus attentifs à une autre déclaration dans laquelle M. Snow souhaitait que le déficit de la balance des transactions courantes des États-Unis ne croisse pas davantage, car cela exercerait une pression à la baisse sur le dollar. Cela d’autant que cette balance, dont le déficit s’élève actuellement aux États-Unis à environ 500 mds $, est un bon indicateur de la situation d’une économie par rapport au reste du monde car elle prend en compte non seulement les échanges de biens, mais aussi de services, fait-on valoir dans les milieux financiers. Dans ce contexte, les opérateurs ont estimé donc devoir rester sur la défensive en l’absence d’indicateurs US. Il se sont contentés ainsi de quelques ajustements de leurs positions de change au terme desquels le dollar s’est finalement négocié à Londres à 1,0975 pour un euro contre 1,0985 vendredi dernier à New York, à 1,5715 pour un sterling contre 1,5780, à 1,4005 FS contre 1,40 et à 116,60 yens contre 116,90. À Beyrouth, le dollar a été recherché par certaines banques au point supérieur de la fourchette d’intervention de la BDL à des fins de souscription dans les certificats de dépôts en LL émis par elle à 3 ans. Mais après le maintien de cette fourchette entre 1 501 et 1 514 LL, il a continué à être fixé au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL et négocié à 1 514 LL sur le marché interbancaire.
Les Bourses européennes en hausse
En bourse, alors que les marchés US étaient fermés pour la fête du Travail, les places européennes ont été portées par la hausse de l’indice des directeurs d’achats (PMI) de la zone euro, l’offre publique d’échange de France Télécom sur Orange et la note positive de Morgan Stanley sur les assureurs européens ainsi que par l’accord à l’OMC sur la fourniture de médicaments génériques aux pays pauvres. En clôture, l’Extra Dax s’est adjugé en hausse de 2,49 % à 3 571,22 points, le CAC 40 de 1,42 % à 3 358,52 points et le Footsie de 1,04 % à 4 204,40 points. À la Bourse de Beyrouth, la cote s’est ressentie de la baisse de 15 589 actions A et de 42 927 actions B de Solidere de 4,45 à 4,40 $ et de 4,52 à 4,45 $ respectivement, alors que 4 026 certificats GDR de la Blom Bank se maintenaient à 23 $.
Élie KAHWAGI
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