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Les divisions internes retardent la décision sur le nucléaire

Malgré des déclarations d’intention, l’Iran n’est toujours pas prêt à accepter des inspections poussées de son programme nucléaire par les experts de l’Onu, ont indiqué hier des diplomates. Malgré les pressions croissantes des États-Unis, de l’Union européenne et du Japon, les dirigeants iraniens cherchent à gagner du temps.
Ils n’ont apparemment pas surmonté leurs divisions entre libéraux partisans d’une acceptation des inspections et ceux qui préconisent de dénoncer le Traité de non-prolifération nucléaire (TNP), a estimé un diplomate.
La communauté internationale presse l’Iran de signer un « protocole additionel » au TNP qui permettrait de vérifier que ce pays riche en pétrole ne cherche pas à se doter de l’arme atomique, comme l’en soupçonnent les États-Unis.
Ce protocole permet à l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) de suivre de très près les programmes nucléaires des États signataires, que ce soit par une surveillance continue ou des inspections surprises.
Le vice-ministre iranien des Affaires étrangères Galiamali Khosrou a répété mardi à Moscou que son pays était favorable à la signature de ce protocole. « Mais nous estimons que les droits de l’Iran et de l’AIEA doivent être clarifiés », a-t-il ajouté.
« Il y a toujours une condition attachée », a noté un diplomate auprès de l’AIEA. Il a rappelé que l’Iran avait aussi exigé la levée d’un embargo sur le matériel et la technologie nucléaires imposé par les pays occidentaux.
Le directeur général de l’AIEA, Mohammed el-Baradei, avait tenté sans succès la semaine dernière à Téhéran de convaincre les dirigeants iraniens de signer le protocole.
Il leur avait aussi demandé, sans attendre le protocole, d’autoriser les inspecteurs à effectuer des prélèvements à l’usine de Kalayeh pour vérifier si l’Iran a testé des centrifugeuses qui servent à enrichir l’uranium.
L’Iran n’a pas encore répondu. Le seul résultat concret de cette deuxième visite en six mois a été la décision d’envoyer une nouvelle équipe cette semaine à Téhéran.
Le temps est cependant compté pour Téhéran. M. el-Baradei doit présenter son prochain rapport sur le résultat des inspections le 8 septembre, lors de la prochaine réunion du conseil des gouverneurs de l’AIEA.
Dans un premier rapport présenté en juin, il avait affirmé que l’Iran avait manqué à plusieurs de ses obligations prévues dans le TNP, en particulier en omettant de déclarer une importation d’uranium en 1991.
Depuis, l’Union européenne et le Japon ont suspendu leur coopération économique avec l’Iran à la signature du protocole additionnel.
Malgré des déclarations d’intention, l’Iran n’est toujours pas prêt à accepter des inspections poussées de son programme nucléaire par les experts de l’Onu, ont indiqué hier des diplomates. Malgré les pressions croissantes des États-Unis, de l’Union européenne et du Japon, les dirigeants iraniens cherchent à gagner du temps.Ils n’ont apparemment pas surmonté leurs divisions entre libéraux partisans d’une acceptation des inspections et ceux qui préconisent de dénoncer le Traité de non-prolifération nucléaire (TNP), a estimé un diplomate.La communauté internationale presse l’Iran de signer un « protocole additionel » au TNP qui permettrait de vérifier que ce pays riche en pétrole ne cherche pas à se doter de l’arme atomique, comme l’en soupçonnent les États-Unis.Ce protocole permet à...