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Dotée de nouveaux dirigeants, l’Union africaine s’engage pour la paix

L’Union africaine (UA), dont le deuxième sommet des chefs d’État et de gouvernement s’est achevé samedi à Maputo, s’est dotée de nouveaux dirigeants et s’est engagée à œuvrer pour la paix et la sécurité sur un continent déchiré par les conflits.
Les dirigeants africains ont poursuivi pendant trois jours à Maputo la progressive mise en place des institutions indispensables au bon fonctionnement de l’UA, qui a succédé il y a un an à l’Organisation de l’unité africaine (OUA), notamment en désignant les membres de la Commission africaine, organe exécutif de l’UA.
Cette Commission, composée de dix membres représentant les grandes sous-régions du continent et comprenant autant d’hommes que de femmes, sera dirigée par l’ancien président malien Alpha Oumar Konaré, qui a prêté serment en promettant de servir « avec loyauté » l’Union africaine.
Dans son premier discours, de président de la Commission, M. Konaré, a promis d’œuvrer à la construction de « l’Afrique de nos rêves, une Afrique porteuse d’espoir » qui soit « un espace de droit, de solidarité et de démocratie ».
Alpha Oumar Konaré a également insisté sur la nécessité « d’asseoir la paix et la sécurité » sur le continent, et de tout faire pour en finir avec « l’utilisation des enfants soldats ».
La paix et la sécurité ont été l’un des thèmes centraux du sommet de Maputo, les dirigeants d’Afrique exprimant leur volonté de voir mis en place le plus rapidement possible un Conseil de paix et de sécurité de l’UA. Ce Conseil qui, à l’image du Conseil de sécurité de l’Onu, aura le pouvoir de voter des résolutions et de décider de l’envoi de troupes dans des zones de guerre, doit être ratifié par 27 des 53 États membres de l’Union pour pouvoir voir le jour. Pour l’instant, seulement 17 l’ont ratifié.
« À ce sommet, un consensus s’est établi pour estimer que la paix et la sécurité sont les conditions de base pour assurer à l’Afrique un développement harmonieux et durable », a déclaré le chef de l’État mozambicain Joaquim Chissano, nouveau président en exercice pour un an de l’UA.
Attirer les investissements pour assurer la croissance du continent le plus pauvre du monde est l’objectif numéro un du Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (Nepad), autre thème majeur du sommet.
Le Nepad, ambitieux programme de développement du continent soutenu par les pays riches à la condition que les Africains s’engagent sur la voie de la démocratie, du respect des droits de l’homme et de la bonne gouvernance, est le « défi » de l’Afrique, a assuré le président Chissano.
D’autre part, la Centrafrique a été suspendue de l’UA qui n’accepte plus en son sein les pays dont les chefs d’État n’ont pas été élus démocratiquement, ce qui avait motivé la suspension au printemps 2002 de Madagascar dont le président Marc Ravalomana s’était autoproclamé chef de l’État.
Le sommet de Maputo a consacré le retour de la « Grande Île » dans l’UA qui a jugé que M. Ravalomana avait prouvé sa bonne foi démocratique en organisant en décembre dernier des élections législatives jugées libres et équitables.
L’Union africaine (UA), dont le deuxième sommet des chefs d’État et de gouvernement s’est achevé samedi à Maputo, s’est dotée de nouveaux dirigeants et s’est engagée à œuvrer pour la paix et la sécurité sur un continent déchiré par les conflits.Les dirigeants africains ont poursuivi pendant trois jours à Maputo la progressive mise en place des institutions indispensables au bon fonctionnement de l’UA, qui a succédé il y a un an à l’Organisation de l’unité africaine (OUA), notamment en désignant les membres de la Commission africaine, organe exécutif de l’UA.Cette Commission, composée de dix membres représentant les grandes sous-régions du continent et comprenant autant d’hommes que de femmes, sera dirigée par l’ancien président malien Alpha Oumar Konaré, qui a prêté serment en promettant...