Nigeria Émeutes à Lagos, huit manifestants tués à Abuja
le 02 juillet 2003 à 00h00
Les manifestations se sont poursuivies et de nombreux commerces sont restés fermés au Nigeria hier, pour la deuxième journée consécutive de grève générale, tandis que la police a lancé des grenades de gaz lacrymogène pour disperser des grévistes. Des négociations entre gouvernement et syndicats, engagées lundi soir, ont échoué dans la nuit, mais elles devaient reprendre hier dans la journée, a-t-on appris de source syndicale. À Abuja, la capitale nigériane, la police a eu recours à deux reprises aux gaz lacrymogènes pour disperser des manifestants qui s’étaient rassemblés devant des bâtiments gouvernementaux, puis y étaient entrés pour se mettre à l’abri. La police a aussi molesté trois journalistes qui couvraient cette manifestation. Adams Oshiomhole, qui dirige le Congrès du travail nigérian (NLC), la principale centrale syndicale du pays, a appelé les « travailleurs nigérians à être calmes, mais n’allez pas au travail tant que les problèmes ne sont pas résolus », a-t-il lancé. À Lagos, capitale économique, où d’importantes forces de police étaient déployées, la plupart des moyens de transport en commun ne fonctionnaient toujours pas mardi, tandis que les marchés et les bureaux étaient déserts. Des manifestants ont dressé des barricades avec des pneus enflammés pour stopper la circulation, et quelque 500 étudiants ont bloqué, dans le calme, l’entrée principale du campus de l’université de Lagos. Par ailleurs, des informations contradictoires circulaient mardi sur le sort de plusieurs grévistes. Selon des journaux nigérians, entre deux et huit manifestants auraient été tués par les forces de l’ordre lundi à Abuja. La police a indiqué que « quatre voyous » avaient été tués, avant de se rétracter et de nier tout décès de manifestant. Les syndicats ont lancé un mot d’ordre de grève générale pour une durée indéterminée, à compter de lundi, pour dénoncer l’augmentation d’environ 50 % du prix des carburants, décidée le 20 juin par le gouvernement.
Les manifestations se sont poursuivies et de nombreux commerces sont restés fermés au Nigeria hier, pour la deuxième journée consécutive de grève générale, tandis que la police a lancé des grenades de gaz lacrymogène pour disperser des grévistes. Des négociations entre gouvernement et syndicats, engagées lundi soir, ont échoué dans la nuit, mais elles devaient reprendre hier dans la journée, a-t-on appris de source syndicale. À Abuja, la capitale nigériane, la police a eu recours à deux reprises aux gaz lacrymogènes pour disperser des manifestants qui s’étaient rassemblés devant des bâtiments gouvernementaux, puis y étaient entrés pour se mettre à l’abri. La police a aussi molesté trois journalistes qui couvraient cette manifestation. Adams Oshiomhole, qui dirige le Congrès du travail nigérian (NLC), la...
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