L’euro a évolué dans des marges étroites face au dollar, coincé autour du seuil de 1,14 $ dans des marchés des changes à l’optimisme grandissant sur les perspectives de l’économie américaine. À cet égard, la révision à la hausse de l’indice de confiance des consommateurs dans l’économie aux États-Unis établi par l’Université du Michigan a soutenu le billet vert. Cet indice, qui est censé donné une indication de l’évolution prochaine des dépenses de consommation, qui représentent à elles seules les 2/3 de l’activité économique américaine, a seulement reculé en juin à 89,1 points, au lieu de 87,2 points dans une première estimation publiée il y a 15 jours contre 92,1 points en mai. Les chiffres des revenus et des dépenses des ménages en mai aux États-Unis ont également eu un impact positif sur le dollar. Les dépenses de consommation ont augmenté de 0,1 % par rapport à avril et leurs revenus ont progressé de 0,3 % sur la même période. De plus, la déclaration du secrétaire US au Trésor John Snow à la chaîne Bloomberg TV que le taux de croissance des États-Unis devrait accélérer aux 3e et 4e trimestre pour atteindre 3 % après 1,4 % au 1er trimestre a été favorablement accueillie par les investisseurs qui se focalisent depuis quelque temps sur les fondamentaux de l’économie US. En revanche, l’annonce par l’Insee que la croissance du PIB français a été de seulement 0,3 % au 1er trimestre 2003 a déçu les opérateurs. Cela d’autant qu’ils venaient d’apprendre du ministre allemand des Finances, Hans Eichel, que son pays, dont la croissance est pratiquement au point mort depuis deux ans, risque de connaître une phase de stagnation économique encore plus longue. Dans ce contexte, les investisseurs continuaient à privilégier le dollar qui s’est finalement négocié à New York à 1,1425 pour un euro contre 1,1420 la veille, à 1,6490 pour un sterling contre 1,6615, à 1,35 FS contre 1,3515 et à 119,70 yens contre 119,40.
Hésitation des Bourses à la hausse
En Bourse, les marchés américains ont été moins unanimes à la hausse en fin de journée malgré un relèvement de l’indice de confiance de l’Université du Michigan. De fait, la cote a été affectée au fil des cotations par les liquidations de fin de trimestre alors qu’approche la période de publication des résultats de sociétés. En outre, l’annonce par Nike de chiffres de ventes décevants et les commentaires négatifs d’analystes sur Inter. Paper, DuPont et Honeywell ont pesé sur la tendance. En clôture, Wall Street a cédé 0,99 % à 8 989,05 points et le Nasdaq 0,53 % à 1 625,28. Quant aux Bourses européennes, elles sont parvenues pour la plupart à se maintenir dans le vert grâce aux espoirs d’une amélioration de la conjoncture aux États-Unis et sous l’impulsion de la faiblesse de l’euro qui a profité aux sociétés exportatrices. Le CAC 40 a gagné 0,18 % à 3 109,02 points et le Footsie 0,65 % à 4 067,80 points, alors que l’Extra Dax a perdu 0,51 % à 3 224,66 points sur des prises de bénéfices. À Beyrouth, le dollar a achevé la semaine comme il l’avait débutée dans la stabilité après que la BDL eut maintenu sa fourchette d’intervention entre 1 501 et 1 514 LL. Il a continué ainsi à être invariablement fixé au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL et négocié entre 1 513,50 et 1 514 LL sur le marché interbancaire. À la Bourse de Beyrouth, la séance d’hier s’est limitée à la négociation de 5 500 actions A de Solidere qui ont reculé de 5 1/8 à 5 $, dans un marché creux sur le restant de la cote.
Élie KAHWAGI
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats L’euro a évolué dans des marges étroites face au dollar, coincé autour du seuil de 1,14 $ dans des marchés des changes à l’optimisme grandissant sur les perspectives de l’économie américaine. À cet égard, la révision à la hausse de l’indice de confiance des consommateurs dans l’économie aux États-Unis établi par l’Université du Michigan a soutenu le billet vert. Cet indice, qui est censé donné une indication de l’évolution prochaine des dépenses de consommation, qui représentent à elles seules les 2/3 de l’activité économique américaine, a seulement reculé en juin à 89,1 points, au lieu de 87,2 points dans une première estimation publiée il y a 15 jours contre 92,1 points en mai. Les chiffres des revenus et des dépenses des ménages en mai aux États-Unis ont également eu un impact positif...