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Le Salon aéronautique du Bourget, une arène pour Airbus et Boeing

Le Salon aéronautique international du Bourget fournit cette année encore aux deux géants mondiaux du secteur, l’européen Airbus et l’américain Boeing, un terrain d’affrontement commercial et médiatique de choix malgré la déprime du marché. Le grand rendez-vous biennal des plus importants acteurs aéronautiques mondiaux, inauguré samedi par le président Jacques Chirac, sera dès aujourd’hui l’occasion pour les deux rivaux transatlantiques de se livrer à leur habituelle joute commerciale par communiqués interposés.
L’édition 2003 du Paris Air Show est un millésime stratégique pour les deux géants, puisque Airbus (filiale du groupe européen EADS), avec 300 livraisons prévues, pourrait, pour la première fois cette année, devancer son rival qui ne prévoit de livrer que 280 appareils. Airbus, qui a déjà enregistré 156 commandes nouvelles au cours des 5 premiers mois de l’année, prévoit de clore 2003 avec un butin de 250 contrats. Boeing s’est en revanche refusé à tout pronostic. Le groupe américain a toutefois laissé entendre qu’il ne laisserait pas son concurrent faire seul la une du Salon.
La concurrence se joue également sur le front des produits, Airbus mettant en avant son futur avion géant A-380 de plus de 500 sièges alors que Boeing développe sa deuxième réponse au projet européen par l’intermédiaire du Dreamliner, en fait le 7E7 fraîchement rebaptisé au Bourget à partir de suggestions d’internautes, un biréacteur à long rayon d’action de 200 à 250 sièges.
Via ces deux nouveaux modèles, dont l’un doit être mis en service en 2006 et l’autre en 2008 – si le programme est formellement lancé –, ce sont deux visions d’avenir sur le transport aérien qui s’affrontent. Pour Boeing, le futur est aux liaisons dites « point à point », desservies par des avions à capacité moyenne, efficaces et économiques.
Pour Airbus, il est mixte et doit faire la part belle aux très gros porteurs susceptibles de desservir les principaux « hubs » (grandes plates-formes de transit et de correspondances) de la planète.
La guerre des mots a déjà commencé au Salon du Bourget, Allan Mulally indiquant qu’il était « prématuré » d’envisager la fin du règne de son plus gros porteur, le B-747, tandis que Noël Forgeard raillait les détracteurs du projet d’Airbus.
« Les tentatives de certains visant à dire que le programme A-380 rencontrerait des difficultés sont non seulement misérables mais vaines », a-t-il déclaré.
Le seul point sur lequel les deux concurrents s’entendent est la conjoncture particulièrement sinistrée du secteur et les perspectives peu réjouissantes pour les prochaines années.
« J’attendrai un début de reprise des livraisons en 2005 », a avancé M. Forgeard, tandis que M. Mulally a pronostiqué pour son groupe un « redressement » des livraisons la même année.
Le Salon aéronautique international du Bourget fournit cette année encore aux deux géants mondiaux du secteur, l’européen Airbus et l’américain Boeing, un terrain d’affrontement commercial et médiatique de choix malgré la déprime du marché. Le grand rendez-vous biennal des plus importants acteurs aéronautiques mondiaux, inauguré samedi par le président Jacques Chirac, sera dès aujourd’hui l’occasion pour les deux rivaux transatlantiques de se livrer à leur habituelle joute commerciale par communiqués interposés.L’édition 2003 du Paris Air Show est un millésime stratégique pour les deux géants, puisque Airbus (filiale du groupe européen EADS), avec 300 livraisons prévues, pourrait, pour la première fois cette année, devancer son rival qui ne prévoit de livrer que 280 appareils. Airbus, qui a déjà...