À l’instar de la France, championne d’Europe en titre, qui ne reprendra les qualifications qu’en septembre, contre Chypre, plusieurs leaders sont exempts samedi : la République tchèque (groupe 3), l’Angleterre (groupe 7) et le pays de Galles (groupe 10). L’Allemagne a pour le moment réalisé un parcours correct (7 points en 3 matches) mais reste sur une décevante sortie officielle contre la Lituanie (1-1). Dans la foulée de deux succès amicaux contre la Serbie et Monténégro (1-0) et le Canada (4-1), elle entend donc reprendre sa marche en avant à l’occasion de son déplacement en Écosse.
Mais la Nationalmannschaft de Rudi Voeller est attendue de pied ferme à l’Hampden Park de Glasgow par des Écossais qui comptent le même nombre de points (7 en 4 matches) et sont aujourd’hui dirigés par un Allemand, Berti Vogts. L’ancien sélectionneur allemand (de 1990 à 1998), dont les méthodes n’ont pas laissé que des souvenirs agréables dans son propre pays depuis son passage controversé au Bayer Leverkusen (novembre 2000-mai 2001), a ainsi une belle occasion de refaire parler de lui. Prudent, il affirme toutefois que battre les vice-champions du monde tient quasiment de « l’impossible » pour une équipe d’Écosse qui reste sur une défaite en Lituanie (0-1).
La tension est également palpable à Copenhague pour le choc entre le Danemark et la Norvège, respectivement 2e et 1er du groupe 2, et séparés par 3 points avant cette rencontre. Les attaques réciproques entre les deux camps – l’attaquant danois Ebbe Sand a notamment qualifié le jeu norvégien de « primitif » – ont quelque peu fait monter la pression avant ce rendez-vous capital. Une victoire permettrait aux Norvégiens de faire un grand pas vers la qualification directe vers le Portugal alors que les Danois, s’ils ne gagnent pas, prennent le risque de perdre leur deuxième place au profit de la Roumanie (3e) ou de la Bosnie (4e), qui se rencontrent à Craiova.
Comme la Norvège, d’autres sélections ont l’occasion, aujourd’hui, de conforter leur place de leader en rencontrant des adversaires directs.
C’est le cas de la surprenante Lettonie (groupe 4), en déplacement en Hongrie (3e), alors que la Pologne (2e) est exempte. De la Bulgarie (groupe 8), qui accueille une Belgique (3e) condamnée à ne pas perdre pour rester dans la course. De la Suisse, qui peut prendre le large en tête du groupe 10 si elle bat la Russie à Bâle (2e à 2 pts). Et enfin de l’Espagne (groupe 6) qui peut écarter la Grèce.
Les Pays-Bas, en déplacement au Belarus dans le groupe 3, et la Turquie, en voyage délicat en Slovaquie dans le groupe 7, vont, eux, tenter de profiter des repos de la République tchèque et de l’Angleterre pour se glisser à la 1re place. Au moins en attendant la prochaine journée, dès mercredi prochain.
Le programme d’aujourd’hui (heure de Beyrouth) :
Groupe 1 :
20h00 : Malte-Chypre, à La Valette
21h15 : Israël-Slovénie, à Antalya (Turquie)
Groupe 2 :
20h00 : Roumanie-Bosnie, à Craiova
20h15 : Danemark-Norvège, à Copenhague
19h00 : Moldavie-Autriche, à Tiraspol
21h00 : Belarus-Pays-Bas, à Minsk
Groupe 4 :
21h00 : Saint-Marin-Suède, à Serravalle
21h15 : Hongrie-Lettonie, à Budapest
Groupe 5 :
17h00 : Écosse-Allemagne, à Glasgow
19h00 : Islande-îles Féroé, à Reykjavik
Groupe 6 :
19h00 : Ukraine-Arménie, à Lviv
22h45 : Espagne-Grèce, à Saragosse
Groupe 7 :
21h00 : Macédoine-Liechtenstein, à Skopje
21h15 : Slovaquie-Turquie, à Bratislava
Groupe 8 :
19h00 : Bulgarie-Belgique, à Sofia
20h00 : Estonie-Andorre, à Tallinn
Groupe 9 :
19h00 : Finlande-Serbie et Monténégro, à Helsinki
Groupe 10 :
17h00 : Eire-Albanie, à Dublin
21h15 : Suisse-Russie, à Bâle.


À Verdun, un « sommet spirituel » pour préserver l’unité nationale... et donner un coup de pouce au pouvoir