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Pneumopathie L’OMS accuse la Chine de retenir des informations

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a accusé hier la Chine de retenir des informations sur l’épidémie de pneumonie atypique alors qu’une conférence régionale sur le SRAS s’est ouverte à Pékin, au lendemain de la première journée sans nouveau cas rapporté.
Hier, trois nouveaux cas de SRAS ont été signalés, dont deux dans la capitale, alors qu’à Hong Kong, un décès causé par la pneumonie a été confirmé post mortem.
« La situation au regard de l’épidémie de SRAS vient seulement de s’améliorer et il y a toujours des facteurs d’instabilité qui doivent être éliminés », a déclaré le vice-ministre de la Santé, Gao Qiang, à l’ouverture d’un symposium réunissant des responsables et des experts des pays de l’Asean (Asie du Sud-Est), de Corée du Sud, du Japon et de Chine.
Mais en dépit des promesses de transparence de Pékin dans une crise sanitaire internationale dont la Chine est largement responsable, un dirigeant de l’OMS a accusé les autorités chinoises de ne pas partager leurs informations sur SRAS, notamment les bases de données épidémiologiques.
« Bien que la Chine soit la plus grande source d’informations au monde sur le SRAS, elle ne les partage pas », a déclaré Hitoshi Oshitani, qui coordonne les efforts de l’OMS dans la lutte contre le SRAS en Asie.
« Je suis sûr qu’ils ont collecté une grande quantité d’informations sur la maladie qui pourrait être d’une utilité immédiate aux chercheurs », a-t-il ajouté dans une interview au International Herald Tribune.
Les experts présents à la conférence qui se tient à Pékin pendant deux jours et M. Oshitani ne remettent pas pour autant en cause la véracité des chiffres rapportés en Chine.
Le représentant dans le pays de l’OMS, Henk Bekedam, a ajouté que l’OMS envisageait de lever sa recommandation de ne pas se rendre à Pékin et dans plusieurs provinces du nord du pays, si les chiffres « continuent sur cette voie ».
À Hong Kong, les autorités sanitaires ont annoncé hier une contamination supplémentaire par la pneumonie atypique confirmée après le décès de la patiente.
Il s’agit d’une femme de 83 ans, malade chronique, décédée le 28 mai et dont les analyses post mortem ont montré qu’elle avait succombé au virus provoquant le syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS). Cette mort porte le bilan cumulé de l’épidémie du SRAS à Hong Kong à 283 décès parmi les 1 747 cas de contamination, a indiqué Liu Shaoi-haei, de la direction des hôpitaux du territoire.
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a accusé hier la Chine de retenir des informations sur l’épidémie de pneumonie atypique alors qu’une conférence régionale sur le SRAS s’est ouverte à Pékin, au lendemain de la première journée sans nouveau cas rapporté.Hier, trois nouveaux cas de SRAS ont été signalés, dont deux dans la capitale, alors qu’à Hong Kong, un décès causé par la pneumonie a été confirmé post mortem.« La situation au regard de l’épidémie de SRAS vient seulement de s’améliorer et il y a toujours des facteurs d’instabilité qui doivent être éliminés », a déclaré le vice-ministre de la Santé, Gao Qiang, à l’ouverture d’un symposium réunissant des responsables et des experts des pays de l’Asean (Asie du Sud-Est), de Corée du Sud, du Japon et de Chine.Mais en dépit...