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Biologie Les mâles vivent-ils moins longtemps que les femelles?(photos)

Les hommes meurent-ils plus tôt que les femmes? Effectivement, comme chez tous les mammifères, la durée de vie des mâles apparaît plus restreinte que celle de leurs compagnes. Cela s’explique par le fait que les individus de sexe masculin sont traditionnellement plus exposés à des activités et des risques exterminateurs que les femmes. Visiblement, la biologie reste retardataire face aux évolutions sociales. Les recherches toutefois dans ce domaine se poursuivent très activement. Ainsi deux biologistes britanniques explorent un domaine quasi vierge jusqu’à présent: celui du parasitisme (science des parasites). Les premiers résultats de leurs observations démontrent déjà que les mâles, chez les mammifères, sont plus corpulents que les femelles et plus infestés de parasites qu’elles. Leur durée de vie est plus restreinte tandis que leur résistance aux agressions infectieuses s’avère plus limitée. Cette différence est sensiblement plus marquée chez certains mammifères, en particulier ceux dont la morphologie corporelle présente des différences très prononcées entre sexes. Plus exposés aux parasites Selon les travaux des chercheurs britanniques, les mâles étant plus volumineux que les femelles, ils sont plus exposés aux parasites et aux infections et meurent, en conséquence, plus tôt qu’elles. Cette même constatation est faite d’ailleurs auprès de très nombreuses espèces. La testostérone à elle seule explique-t-elle ce phénomène? Certainement pas. Les biologistes, auteurs de l’étude, avancent à titre d’illustration le cas du sanglier dont la femelle est bien plus volumineuse que le mâle. Étant donc plus «parasitée», elle meurt plus précocement que le mâle. Il est évident que la testostérone ne peut être impliquée directement. Le prix à payer pour ce surplus toutefois est bien cher: la moyenne durée de vie du cerf est beaucoup plus courte que celle de la biche... Sarah Moore et Ken Wilson, deux chercheurs britanniques de l’Université de Stirling (Grande-Bretagne), proposent une autre hypothèse (v. Science, août 2002). Si les mâles meurent plus tôt que les femelles, c’est à cause de l’action de la testostérone, cette hormone mâle dont l’effet immunosuppresseur est déjà reconnu... Chez l’homme aussi? Dans la revue scientifique Science, Ian Owens, de l’Imperial College de Londres (un centre de biologie des populations), demandait si les hypothèses formulées par Sarah Moore et Ken Wilson peuvent s’appliquer également à l’homme, relevant que, selon les statistiques de l’OMS, les hommes sont deux fois plus nombreux à souffrir de maladies parasitaires que les femmes aux États-Unis, en Grande-Bretagne et au Japon. Mais aussi au Kazakhstan et en Azerbaïdjan où la médecine est moins développée et où les hommes sont quatre fois plus nombreux à souffrir de ces maux que les femmes. «Notre expérience soulève beaucoup d’interrogations, commentait récemment Ken Wilson. Mais elle a le mérite de placer le problème au cœur de l’évolution, afin que des études soient entreprises pour apporter des réponses à des problèmes qui touchent toute l’humanité. Le parasitisme en est un des plus importants...» Couperose Un visage trop rouge Selon les statistiques de divers pays, une moyenne de 14% des femmes souffrent des rougeurs du visage... En fait ces rougeurs, qui dans le temps étaient signe de pudeur et d’émotivité, preuve aussi de sensibilité virginale pour les médecins, c’est de la couperose. Ou plutôt les prémices de cet état, qui se confirme plus tard par l’apparition de petits vaisseaux dilatés, au niveau des joues et du nez. Au stade avancé, l’électrocoagulation ou le laser permettent de revenir à un teint normal. Aujourd’hui un teint trop rouge ou couperosé, à ses débuts, peut être enrayé grâce à un nouveau produit, l’isotéliale (Laboratoires Noviderm). Il s’agit d’une émulsion qui corrige les défauts cutanés visibles grâce à des pigments verts contenus dans sa composition. Son action consiste à tonifier parallèlement la microcirculation tout en prévenant la formation de vaisseaux capillaires. Du fer au quotidien Petite fatigue, baisse de régime peuvent être dues parfois à un manque de fer. Ce phénomène touche surtout les femmes. Normalement, l’organisme humain contient 3 à 4g de fer dont les 65% se trouvent dans les globules rouges servant au transport de l’oxygène. L’organisme humain élimine régulièrement une bonne partie de ce capital. Cette élimination est sensiblement plus importante chez les femmes à cause du cycle menstruel. En moyenne donc, 1,1mg par jour pour l’homme et 2,4mg pour la femme permettent de couvrir les besoins journaliers du corps. Toutefois, certaines étapes de la vie d’une femme (grossesse, accouchement, allaitement, menstruations) impliquent des apports en fer plus substantiels pour couvrir les dépenses tout en préservant les indispensables réserves en fer du corps. En surveillant son alimentation, un sujet peut maintenir le précieux et indispensable capital en fer et avec lui sa vitalité et son dynamisme. Les aliments riches en fer sont la viande rouge, le poisson, les œufs, la charcuterie, les légumes secs. Dans ce domaine, il faut se méfier des petits régimes anarchiques, faits sur le conseil d’une amie, pour perdre quelques kilos supplémentaires ou retrouver une ligne idéale. Généralement ces régimes, parfois très fantaisistes, excluent certains aliments riches en fer (lentilles, charcuterie, légumes secs), ce qui peut entraîner des carences. L’avis donc du médecin avant d’entamer un régime n’est nullement une démarche négligeable... RUBRIQUE RÉALISÉE PAR Claire Gebeyli
Les hommes meurent-ils plus tôt que les femmes? Effectivement, comme chez tous les mammifères, la durée de vie des mâles apparaît plus restreinte que celle de leurs compagnes. Cela s’explique par le fait que les individus de sexe masculin sont traditionnellement plus exposés à des activités et des risques exterminateurs que les femmes. Visiblement, la biologie reste retardataire face aux évolutions sociales. Les recherches toutefois dans ce domaine se poursuivent très activement. Ainsi deux biologistes britanniques explorent un domaine quasi vierge jusqu’à présent: celui du parasitisme (science des parasites). Les premiers résultats de leurs observations démontrent déjà que les mâles, chez les mammifères, sont plus corpulents que les femelles et plus infestés de parasites qu’elles. Leur durée de vie est plus...