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LITIGE - La page est tournée entre Henri Chalhoub et la Hellenic Bank Compromis en faveur du patron de l’UFA

Tout est bien qui finit bien. La page noire du contentieux, qui opposait depuis plus de dix-huit mois Henri Chalhoub, l’homme d’affaire libanais, à la Hellenic Bank, l’établissement de crédit chypriote, est définitivement tournée, un accord compromissoire tout en faveur du patron de l’Union Franco-Arabe d’assurances et de réassurances (UFA) ayant été conclu. L’affaire a alimenté bien des conversations malveillantes à l’égard de l’homme d’affaires libanais. Certains de ses compatriotes n’ont pas manqué de porter atteinte à sa réputation en exploitant la saisie conservatoire sur ses biens au Liban. Mais tout cela n’a pas empêché Henri Chalhoub, rentré définitivement à Beyrouth en 1998, de multiplier les investissements. Lesquels ont atteint quelque trente-cinq millions de dollars. En 2001, il a fondé au Liban le groupe UFA, issu de la fusion de trois compagnies d’assurances, MEPA, Ameco et Sofrace, au capital de plus de dix millions de dollars, investissant plus de huit millions de dollars dans l’immeuble UFA au centre-ville. Il figure par ailleurs parmi les grands actionnaires de la Lebanese Canadian Bank. Tout au long de la guerre, le bureau de Beyrouth a toujours fonctionné sous l’enseigne MEPA Liban, filiale du groupe MEPA. Dans le même temps, Henri Chalhoub poursuivait avec ses deux fils une expansion à l’international, créant depuis 1975 trente-deux sociétés en Jordanie, aux États-Unis, en Arabie saoudite, à Bahreïn, aux Émirats arabes unis, en Égypte, en France, en Italie, au Royaume-Uni et à Chypre. Q – Quels sont les termes précis de la transaction qui vous a lié à la Hellenic Bank? R – En juillet 1999, la Hellenic Bank a racheté ma participation majoritaire dans les deux sociétés Pancyprian Insurance Co. et Pancyprian Finance. Le contrat d’acquisition prévoyait le règlement au comptant d’environ quatre millions de dollars, et la cession de 4 % des actions de la banque, ce qui, sur base de la valeur de l’action de la Hellenic Bank à ce moment-là, représentait une transaction de plus de cinquante-cinq millions de dollars. La cession de ces actions était associée à des clauses restrictives, afin d’éviter de mettre sur le marché un grand nombre d’actions qui aurait reflété négativement le cours de l’action. Ces clauses prévoyaient que je ne pouvais disposer des actions qu’un an après la transaction pour 50% de la totalité de celles-ci et deux ans pour la moitié restante. En outre, la Hellenic Bank avait un droit de préemption sur ces actions, à la valeur du mieux-disant. Pour contourner cette restriction et pouvoir disposer de liquidités immédiates en contrepartie de la vente de mes actions majoritaires (70%) dans mes deux sociétés, nous avons convenu de deux avances, l’une de six millions de dollars et l’autre de quatre millions de dollars que me ferait la banque sous forme de prêts remboursables en plus des intérêts à l’expiration des échéances restrictives. En contrepartie, la Banque me réclamait de déposer en garantie de cette avance 1 700 000 actions (cela représentait une infraction à la législation chypriote). D’autre part, pour protéger mes arrières, j’ai exigé une garantie de la banque au cas où la valeur de l’action de la Hellenic Bank baisserait en dessous de 4,5 livres chypriotes (au moment de l’achat, elle flirtait avec les 5,50) et j’obtenais une clause écrite dans ce sens sur base d’un contrat signé par le vice-président de la banque. Au moment de la première échéance de remboursement, l’action était tombée à 0,70 livre chypriote et j’ai naturellement demandé à la banque de respecter ses engagements et de me compenser pour ma perte. Cette dernière a tenté d’échapper à l’exécution de ses engagements sans apporter un fondement valable à sa défaillance. Sur avis de mon avocat à Chypre, j’ai suspendu tout paiement à la banque et lui ai intenté un procès. La banque a réagi en m’actionnant en justice pour le remboursement du prêt. Plus de six procès ont été intentés de part et d’autre, aussi bien à Chypre qu’au Liban. Nous avions négocié durant une année entière en 2001 afin de trouver un compromis. Q – Comment cette affaire s’est-elle terminée? R – ll y a environ trois mois, un contact fut établi entre les avocats des deux parties, qui a abouti à un accord compromissoire, conclu le mois dernier, devant les tribunaux chypriotes, qui impose : l’arrêt définitif de part et d’autres de toutes les actions légales ; la réduction du montant du prêt de 10 000 000 $ à 5 000 000 $ payable dans les six mois à venir ; la libération en ma faveur de 3 200 000 actions de la Hellenic Bank. Q – Comment qualifiez-vous cet accord? R – C’est un compromis, et comme dans tout compromis, on perd et on gagne. Car en plus de l’indemnité des cinq millions de dollars, je garde mes 3 185 000 actions de la Hellenic Bank, dont la valeur en Bourse pourrait s’améliorer compte tenu de la prochaine entrée en 2004 de Chypre dans l’Union européenne. L.M.
Tout est bien qui finit bien. La page noire du contentieux, qui opposait depuis plus de dix-huit mois Henri Chalhoub, l’homme d’affaire libanais, à la Hellenic Bank, l’établissement de crédit chypriote, est définitivement tournée, un accord compromissoire tout en faveur du patron de l’Union Franco-Arabe d’assurances et de réassurances (UFA) ayant été conclu. L’affaire a alimenté bien des conversations malveillantes à l’égard de l’homme d’affaires libanais. Certains de ses compatriotes n’ont pas manqué de porter atteinte à sa réputation en exploitant la saisie conservatoire sur ses biens au Liban. Mais tout cela n’a pas empêché Henri Chalhoub, rentré définitivement à Beyrouth en 1998, de multiplier les investissements. Lesquels ont atteint quelque trente-cinq millions de dollars. En 2001, il a...