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Actualités

L’expansion géographique

Partie du Liban, la Congrégation des Sœurs des Saints-Cœurs a été appelée à fonder plusieurs missions à l’étranger. La congrégation affirme que depuis les origines (1853) et jusqu’en 1967, sa mission en Syrie était comparable à celle qui existait au Liban. Mais les changements politiques survenus en 1967 ont contraint les religieuses à se retirer des hôpitaux de l’État et à perdre leurs établissements scolaires, suite à la nationalisation décrétée par les autorités. Ce bouleversement a beaucoup affecté les sœurs qui ont longtemps espéré récupérer les écoles ; mais le changement était irréversible et nécessitait une reconversion de leurs activités. À l’heure actuelle, quelques dizaines de religieuses continuent à exercer leur mission à travers les structures chrétiennes existantes. Leur action concerne à la fois la population chrétienne et musulmane. Par ailleurs, la congrégation a été sollicitée dans les pays du Maghreb, au lendemain de leur indépendance, pour assurer l’enseignement de l’arabe à des peuples qui s’éveillaient à leur identité et voulaient la recouvrer. Ainsi, des missions vont être fondées au Maroc (1957), au Tchad (1962) et en Algérie (1964). La congrégation continue de servir dans ce pays en proie à la guerre civile, même après la nationalisation des écoles en 1976, en enseignant la langue arabe dans des instituts et dans les ministères. Bon nombre d’officiels algériens (directeurs généraux, ministres, etc.), quelques personnalités, comme la sœur de l’ex-président Houari Boumédienne, et l’ancien président Chadli Ben Jédid ont ainsi appris la langue du Coran chez des religieuses libanaises… R.B.
Partie du Liban, la Congrégation des Sœurs des Saints-Cœurs a été appelée à fonder plusieurs missions à l’étranger. La congrégation affirme que depuis les origines (1853) et jusqu’en 1967, sa mission en Syrie était comparable à celle qui existait au Liban. Mais les changements politiques survenus en 1967 ont contraint les religieuses à se retirer des hôpitaux de l’État et à perdre leurs établissements scolaires, suite à la nationalisation décrétée par les autorités. Ce bouleversement a beaucoup affecté les sœurs qui ont longtemps espéré récupérer les écoles ; mais le changement était irréversible et nécessitait une reconversion de leurs activités. À l’heure actuelle, quelques dizaines de religieuses continuent à exercer leur mission à travers les structures chrétiennes existantes. Leur action...