Le Centre culturel français, rue de Damas, présente, jusqu’au 25 avril, une quarantaine de peintures de Wissam Beydoun. L’artiste, dont c’est là le premier accrochage individuel, a à son actif de nombreuses participations à des expositions collectives de BD, notamment en France et en Belgique. Cela explique le tracé et les couleurs vives, fortes, façon BD, que l’on retrouve dans la majorité de ses œuvres. Des peintures à l’acrylique, en techniques mixtes, ou encore de l’encre et des pastels à l’huile, qui « parlent », c’est le cas de le dire, de ce qui traverse la tête, ou tout simplement la vie, de Wissam Beydoun. Vous m’entendez ? est un cri qui n’est pas sans rappeler celui de Munch. Déchirure représente un homme bicolore donc divisé, déchiré dans son être. Tu aime ce que tu vois ? est l’interrogation provocante d’un nu bleu féminin qui se tient devant une figure masculine tapie dans un coin de la toile. Et puis il y a les proches de l’artiste qu’il dépeint dans des portraits à l’expression intense, traités en contraste de couleurs dures et artificielles. Chez Wissam Baydoun, la Fatigue est une femme, étendue sur le sol, et qui décline son unique silhouette en quatre tableaux aux tonalités différentes. Quadriptyque également, pour décrire les différentes intensités de la Sensation, qui habite, elle, un corps masculin. Sans oublier les collages, dans lesquels il assemble et combine toutes sortes d’éléments : photos, dessins, peintures, jute, tissu, bouts de bois, fils, etc., dans une démarche ludique, mais qui garde cependant un fond grave. Z.Z.
Le Centre culturel français, rue de Damas, présente, jusqu’au 25 avril, une quarantaine de peintures de Wissam Beydoun. L’artiste, dont c’est là le premier accrochage individuel, a à son actif de nombreuses participations à des expositions collectives de BD, notamment en France et en Belgique. Cela explique le tracé et les couleurs vives, fortes, façon BD, que l’on retrouve dans la majorité de ses œuvres. Des peintures à l’acrylique, en techniques mixtes, ou encore de l’encre et des pastels à l’huile, qui « parlent », c’est le cas de le dire, de ce qui traverse la tête, ou tout simplement la vie, de Wissam Beydoun. Vous m’entendez ? est un cri qui n’est pas sans rappeler celui de Munch. Déchirure représente un homme bicolore donc divisé, déchiré dans son être. Tu aime ce que tu vois ? est...
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