Rechercher
Rechercher

Actualités

Phédophilie, une perversion qui entache le monde(photos)

Cent soixante-seize pays à travers le monde font partie de l’Organisation internationale de police (Interpol). Le pouvoir de cette institution n’est pas supranational mais c’est elle qui organise et gère la répression de la criminalité. Un de ses plus importants dossiers concerne les réseaux de la prostitution infantile, la pédophilie, et tous les trafics qui s’y attachent (exploitation, trafic et vente de cassettes, réseaux). «Aucun pays, et nous le constatons tous les jours, a déclaré récemment un des hauts responsables d’Interpol, n’en a l’exclusivité, même si l’exploitation organisée des enfants s’appuie souvent sur des terrains fragiles, plus favorables à l’exploitation systématique des mineurs». D’après les divers rapports, les enfants très jeunes sont les victimes de l’industrie du sexe qui, semble-t-il, accumule à l’heure actuelle des profits proches de ceux de la drogue, sinon plus importants... Comment expliquer sur le plan psychologique cette perversion? Les types de pédophiles sont très divers, selon les spécialistes. Il y en a ceux qui s’inventent des alibis intellectuels, des déficients dont l’âge est proche de celui de leurs victimes, des névrosés qui culpabilisent de ces pratiques, suscitées par l’échec de leurs relations dans l’univers des adultes. Terrain médical et terrain légal, on le constate, se télescopent sans rien ôter pour autant de l’abjection du geste. Dans certains pays, les textes légaux sont plus contraignants que dans d’autres, mais forcément bien de points restent flous. Dans quelle mesure peut-on forcer un pédophile à se soigner? Car à supposer qu’un accusé reconnu coupable va au bout de sa peine, on n’a aucun moyen de pression l’obligeant à se soigner. La castration médicale n’étant pas éthiquement acceptable (d’ailleurs, dans un pays européen où elle fut tentée sur une centaine de pédophiles depuis les années 60, les récidives ont été nombreuses), il ne reste que la mutilation, solution impensable. D’ailleurs toute mesure de ce type est un leurre, puisque la prise d’hormones permet la reprise de leurs anciens comportements. C’est ce qui est arrivé en Allemagne, où une centaine de pédophiles ont subi cette sanction. Or, bon nombre d’entre eux, après la prise d’hormones, ont été arrêtés comme récidivistes. Le procédé chimique En France, une nouvelle substance injectable est disponible sur le marché. Mais aucun texte légal n’impose à un délinquant sexuel un système de soins particulier. Le Comité national d’éthique français recommande par ailleurs que le traitement ne soit administré qu’avec le consentement du patient. Ainsi même si l’Androcur (le médicament inhibiteur en question) se trouve indiqué en Allemagne, en France il n’est utilisé officiellement que pour les cancers de la prostate. Ce qui, semble-t-il, n’est pas le cas au Canada où il est prescrit régulièrement contre des psychopathies sexuelles. Gynécologie Cancer: le vrai et le possible Contrairement à des idées reçues, le cancer du sein n’a pas plus de risques de récidive chez une femme soumise à des épreuves affectives ou à des situations stressantes. Une étude récente vient de démontrer que dans les cinq ans qui suivent le diagnostic de leur mal, elles auraient moins souvent de rechutes que les autres. Quant au cancer du col de l’utérus, sa liaison avec une infection à papillomavirus (un virus sexuellement transmissible) paraît certaine. À ce propos, il semble que plus l’âge avance, plus le risque d’infection se réduit. Cela pourrait s’expliquer, selon les spécialistes, par la baisse du nombre des récepteurs aux œstrogènes placés sur le col utérin. Fait qui expliquerait la raison de la prédilection de ce type de cancers pour les femmes jeunes. Sans nier, toutefois, le fait que le risque de survenue d’un cancer du col de l’utérus semble en relation avec le nombre d’années de prise orale de la pilule contraceptive. V. «Ça» (n° 258 du 02/08/2002). Actualité médicale Études récentes sur l’action de l’aspirine Des récents travaux scientifiques britanniques signalent que les médicaments analgésiques (contre la douleur) pourraient intervenir négativement en entravant l’action fluidifiante de l’aspirine sur le sang, prescrite dans la prévention des crises et incidents cardio-vasculaires. Cet avertissement revêt une importance majeure pour les sujets soumis à la prise régulière d’aspirine, à titre préventif contre les crises, dans bon nombre de cardiopathies. Selon ces travaux cités plus haut, élaborés par une importante équipe scientifique de l’Université de Pennsylvanie (États-Unis), publiés dans la revue médicale New England Journal of Medecine, «les anti-inflammatoires (AINS) libèrent une substance entravant l’action anticoagulante de l’aspirine et son effet. Ils abolissent ainsi son rôle protecteur dans la prévention des crises cardiaques. Dans une autre étude parue dans la revue médicale The Lancet, 15/2/03, des résultats similaires sont rapportés au terme de travaux de recherche réalisés par un groupe de spécialistes britanniques. Quatre études donc parues jusqu’à présent confirment le risque d’interaction entre aspirine et anti-inflammatoires. Aspirine et antidouleur Le Dr Garret Fitzgerald, éminent spécialiste en médecine cardio-vasculaire (Université de Pennsylvanie aux États-Unis), conseille immanquablement à tous ses patients soumis à un traitement par aspirine de consulter systématiquement leur médecin traitant avant toute prise d’un analgésique (antidouleur). Selon ce spécialiste, il a déjà été démontré par de nombreuses études cliniques que les médicaments substitutifs aux anti-inflammatoires (AINS) existent déjà et sont disponibles, en principe, sur le marché pharmaceutique. Les inhibiteurs sélectifs de la Cox-2 en font partie, sans entraver pour autant l’action fluidifiante de l’aspirine. Le patient soumis à un traitement à base d’anticoagulant devra toujours, s’il se trouve dans le besoin de prendre de l’aspirine, demander préalablement l’avis de son médecin traitant. Toutefois, malgré les conclusions si importantes des études mentionnées, une organisation britannique axée sur les affections cardiaques indique qu’il ne faut pas empêcher systématiquement les sujets ayant besoin d’avoir recours à l’aspirine d’en prendre. Toutefois, lorsque antalgiques et anti-inflammatoires font partie d’un traitement suivi, l’avis préalable et l’approbation du médecin traitant sont absolument nécessaires. L’automédication dans des cas pareils constitue un risque dangereux. RUBRIQUE RÉALISÉE PAR Claire Gebeyli
Cent soixante-seize pays à travers le monde font partie de l’Organisation internationale de police (Interpol). Le pouvoir de cette institution n’est pas supranational mais c’est elle qui organise et gère la répression de la criminalité. Un de ses plus importants dossiers concerne les réseaux de la prostitution infantile, la pédophilie, et tous les trafics qui s’y attachent (exploitation, trafic et vente de cassettes, réseaux). «Aucun pays, et nous le constatons tous les jours, a déclaré récemment un des hauts responsables d’Interpol, n’en a l’exclusivité, même si l’exploitation organisée des enfants s’appuie souvent sur des terrains fragiles, plus favorables à l’exploitation systématique des mineurs». D’après les divers rapports, les enfants très jeunes sont les victimes de l’industrie du sexe...