Iran Les conservateurs resserrent l’étau constitutionnel autour des réformateurs
le 03 avril 2003 à 00h00
Les conservateurs iraniens ont dénié à Mohammed Khatami le droit de contester leurs pouvoirs, en invoquant la Constitution et la charia pour rejeter un des deux projets de loi sur lesquels le président réformateur fonde ses ultimes espoirs de changement. Le Conseil de surveillance, gardien de la loi fondamentale et de la loi coranique, a rejeté, comme prévu, un texte modifiant la loi électorale et restreignant le champ d’intervention de ce même Conseil de surveillance sur les candidatures aux élections, a rapporté l’agence officielle Irna hier. Le Conseil, organe institutionnel fondamental aux mains des conservateurs, a signifié aux réformateurs qu’il n’entendait pas lâcher une bribe de ses pouvoirs en disant qu’il « doit être la seule autorité à juger de la régularité des élections ». Par ailleurs, le projet de loi déposé en septembre par le président Khatami et approuvé depuis par le Parlement réformateur contenait 39 contradictions à la Constitution et sept aux principes de l’islam, a-t-il déclaré. Ce projet ainsi qu’un autre visant la justice, autre bastion des conservateurs, ont été présentés jusque chez les partisans de M. Khatami comme le va-tout du président dans l’âpre partie qui l’oppose aux conservateurs. Pour les réformateurs, le Conseil de surveillance est un des instruments essentiels de l’obstruction des conservateurs au changement depuis la première élection triomphale de M. Khatami en 1997. Le Conseil fait en effet un usage massif, et totalement arbitraire selon les réformateurs, de son droit de censure des candidatures.
Les conservateurs iraniens ont dénié à Mohammed Khatami le droit de contester leurs pouvoirs, en invoquant la Constitution et la charia pour rejeter un des deux projets de loi sur lesquels le président réformateur fonde ses ultimes espoirs de changement. Le Conseil de surveillance, gardien de la loi fondamentale et de la loi coranique, a rejeté, comme prévu, un texte modifiant la loi électorale et restreignant le champ d’intervention de ce même Conseil de surveillance sur les candidatures aux élections, a rapporté l’agence officielle Irna hier. Le Conseil, organe institutionnel fondamental aux mains des conservateurs, a signifié aux réformateurs qu’il n’entendait pas lâcher une bribe de ses pouvoirs en disant qu’il « doit être la seule autorité à juger de la régularité des élections ». Par ailleurs, le...
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