La BCE ne baissera pas ses taux d’intérêt dans l’immédiat
le 24 mars 2003 à 00h00
La Banque centrale européenne (BCE) ne va probablement pas baisser ses taux d’intérêt dans l’immédiat en raison de la guerre en Irak, a confié hier son chef économiste Otmar Issing dans une interview au journal Welt am Sonntag. « J’entends ici et là l’idée dominante suivante : la guerre commence, la Banque centrale va baisser ses taux. Je ne peux que mettre en garde face à une manière de penser aussi simpliste », a-t-il déclaré. « La banque doit aller contre les fausses convictions », a noté Otmar Issing en soulignant qu’« un activisme aveugle peut avoir de lourdes conséquences ». Pour Otmar Issing, la situation actuelle est bien différente de celle qui prévalait après les attentats du 11 septembre 2001 aux États-Unis. La BCE et d’autres banques centrales avaient alors injecté des liquidités pour stabiliser les marchés financiers et elles avaient, notamment la Réserve fédérale américaine, baissé leurs taux d’intérêt. Si une telle situation se produisait à nouveau, la banque « réagirait rapidement avec des mesures ciblées », a expliqué M. Issing. Jeudi dernier, le conseil des gouverneurs avait indiqué que la BCE se tenait « prête à agir en cas de nécessité » en fonction de l’impact économique et financier éventuel du déclenchement des hostilités en Irak. Les analystes tablent sur une baisse des taux en mai. Le 6 mars, la BCE avait donné un timide coup de pouce à l’économie chancelante de la zone euro en abaissant son taux directeur d’un quart de point à 2,5 %.
La Banque centrale européenne (BCE) ne va probablement pas baisser ses taux d’intérêt dans l’immédiat en raison de la guerre en Irak, a confié hier son chef économiste Otmar Issing dans une interview au journal Welt am Sonntag. « J’entends ici et là l’idée dominante suivante : la guerre commence, la Banque centrale va baisser ses taux. Je ne peux que mettre en garde face à une manière de penser aussi simpliste », a-t-il déclaré. « La banque doit aller contre les fausses convictions », a noté Otmar Issing en soulignant qu’« un activisme aveugle peut avoir de lourdes conséquences ». Pour Otmar Issing, la situation actuelle est bien différente de celle qui prévalait après les attentats du 11 septembre 2001 aux États-Unis. La BCE et d’autres banques centrales avaient alors injecté des liquidités pour...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.