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Actualités

FRANCE La croissance en berne

La croissance française a atteint 1,2 % en moyenne en 2002, soit un tout petit peu mieux que prévu, mais le profil de l’année montre une décélération continue, obligeant Francis Mer, le ministre de l’Économie, à reconnaître que l’objectif de 2,5 % ne sera pas tenu en 2003. M. Mer a indiqué que le gouvernement reverrait sa prévision de croissance fin mars, probablement à l’occasion de la réunion semestrielle de la Commission économique de la nation (CEN). Il n’a pas exclu que le déficit public, qu’on connaîtra début mars, ait pu dépasser dès 2002 les 3 % du produit intérieur brut (PIB) proscrits par le pacte de stabilité et de croissance européen. Alors que l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) pronostiquait en décembre une moyenne annuelle de 1 %, celle-ci aura finalement été de 1,2 %, car l’institut a révisé en légère hausse le premier (celui qui compte le plus dans la moyenne annuelle) et le troisième trimestres, annonçant par ailleurs hier un médiocre résultat pour le quatrième : +0,2 %. « La France sauve les meubles », ont commenté en chœur Marc Touati de Natexis Banques Populaires et Anne Beaudu du Crédit Agricole, et sa croissance est pour la cinquième année consécutive supérieure à la moyenne de la zone euro. Mais elle reste médiocre, en regard du 1,8 % de 2001 et surtout des 4,2 % en 2000, et la pente descendante des croissances trimestrielles successives est éloquente : +0,7 %, +0,4 %, +0,3 %, +0,2 %.
La croissance française a atteint 1,2 % en moyenne en 2002, soit un tout petit peu mieux que prévu, mais le profil de l’année montre une décélération continue, obligeant Francis Mer, le ministre de l’Économie, à reconnaître que l’objectif de 2,5 % ne sera pas tenu en 2003. M. Mer a indiqué que le gouvernement reverrait sa prévision de croissance fin mars, probablement à l’occasion de la réunion semestrielle de la Commission économique de la nation (CEN). Il n’a pas exclu que le déficit public, qu’on connaîtra début mars, ait pu dépasser dès 2002 les 3 % du produit intérieur brut (PIB) proscrits par le pacte de stabilité et de croissance européen. Alors que l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) pronostiquait en décembre une moyenne annuelle de 1 %, celle-ci aura...