Serena Williams ne se souciera guère de l’unité familiale samedi à l’heure d’affronter sa sœur aînée Venus en finale des Internationaux de tennis d’Australie. Car Serena est à une victoire de remporter un tournoi qui lui ouvrirait les portes du cercle très fermé des joueuses qui détiennent les quatre tournois du grand chelem. Avant elle, seules Maureen Connolly, Margaret Court, Martina Navratilova et Steffi Graf ont réussi cet exploit. Pour y arriver, la numéro un mondiale devra oublier l’amour qu’elle porte à sa sœur et la battre pour la quatrième fois consécutive en finale d’un tournoi du grand chelem. Car avant même de toucher une balle, les deux sœurs se sont déniché une petite place dans l’histoire du tennis. Avant elles, jamais deux joueuses depuis le début de l’ère Open en 1968 ne s’étaient disputées consécutivement les quatre finales du grand chelem. Navratilova avait affronté Chris Evert à Roland-Garros, à Wimbledon et à l’US Open en 1984, puis Graf dans les mêmes tournois trois ans plus tard. Quoi qu’il en soit, la numéro un mondiale aura à cœur de franchir une étape cruciale dans sa carrière après avoir battu sur le fil la Belge Kim Clijsters en demi-finale. « Venus joue mieux que moi » Serena, menée 5-1 dans le dernier set, a sauvé deux balles de match pour l’emporter 4-6, 6-3, 7-5 jeudi. Le fait qu’aucune des deux joueuses n’ait encore disputé de finale à Melbourne leur donnera une motivation supplémentaire dans ce qui est la première finale 100 % américaine depuis que Navratilova a battu Evert en 1985. Serena, qui n’a pas participé à l’Open d’Australie l’année dernière en raison d’une blessure à la cheville, a déjà commencé à jouer avec les nerfs de sa sœur en en faisant la favorite du match de samedi. Elle a souligné que la performance de Venus face à Justine Henin, balayée 6-3 6-3 en demi-finale, annonçait peut-être une probable victoire de l’aînée. «Venus joue mieux que moi dans ce tournoi, a-t-elle dit. Elle veut le gagner pour lancer son année. Qui sait ? Elle essaie peut-être également de gagner les quatre tournois.» Venus, pour sa part, a laissé son tennis parler pour elle. Elle n’a pas concédé un seul set depuis son entrée en lice et semble en mesure d’ajouter un cinquième titre du grand chelem à sa collection, le premier depuis qu’elle a corrigé sa sœur 6-2, 6-4 en finale de l’US Open 2001. Serena est apparue vulnérable en demi-finale, commettant 65 fautes directes qui se révéleraient fatales contre Venus. Sa capacité à retourner l’énorme service de sa sœur pourrait décider du sort de la partie.
Serena Williams ne se souciera guère de l’unité familiale samedi à l’heure d’affronter sa sœur aînée Venus en finale des Internationaux de tennis d’Australie. Car Serena est à une victoire de remporter un tournoi qui lui ouvrirait les portes du cercle très fermé des joueuses qui détiennent les quatre tournois du grand chelem. Avant elle, seules Maureen Connolly, Margaret Court, Martina Navratilova et Steffi Graf ont réussi cet exploit. Pour y arriver, la numéro un mondiale devra oublier l’amour qu’elle porte à sa sœur et la battre pour la quatrième fois consécutive en finale d’un tournoi du grand chelem. Car avant même de toucher une balle, les deux sœurs se sont déniché une petite place dans l’histoire du tennis. Avant elles, jamais deux joueuses depuis le début de l’ère Open en 1968 ne...
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