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Venezuela Chavez menace de faire appel à l’armée

Face à un mouvement de grève et de protestation qui est entré hier dans sa septième semaine, le président Hugo Chavez menace chaque jour un peu plus l’opposition des foudres de la loi et de faire appel à l’armée pour assurer le fonctionnement du pays et faire cesser les violences. Autant le président vénézuélien que l’opposition restent figées sur leurs positions, et l’armée, à son corps défendant, se voit appelée à quitter une neutralité passive pour jouer un rôle d’arbitre actif ou choisir son camp. L’armée, dont les effectifs sont estimés à 80 000 hommes, n’est elle même pas monolithique. Depuis le début de la crise, 150 militaires, dont quatorze généraux, se sont publiquement déclarés contre Hugo Chavez. L’opposition a commencé à les courtiser avec des spots publicitaires, alors que Hugo Chavez ne cesse de leur rendre hommage et apparaît plus souvent durant ses meetings entourés de militaires en uniforme. En une semaine, le président vénézuélien a annoncé un plan de prise de contrôle de l’industrie alimentaire par l’armée pour assurer l’approvisionnement en denrées de base, le déploiement d’unités d’élite pour protéger les installations de transport d’essence vers Caracas, et a même lancé l’idée d’utiliser des militaires diplômés pour se substituer aux professeurs en grève. « Même moi, je suis prêt à faire cours », a lancé l’ancien parachutiste. L’armée avait déjà été mobilisée pour protéger les installations pétrolières de la société publique Petroleos de Venezuela (PDVSA) au centre de la grève depuis quarante deux jours.
Face à un mouvement de grève et de protestation qui est entré hier dans sa septième semaine, le président Hugo Chavez menace chaque jour un peu plus l’opposition des foudres de la loi et de faire appel à l’armée pour assurer le fonctionnement du pays et faire cesser les violences. Autant le président vénézuélien que l’opposition restent figées sur leurs positions, et l’armée, à son corps défendant, se voit appelée à quitter une neutralité passive pour jouer un rôle d’arbitre actif ou choisir son camp. L’armée, dont les effectifs sont estimés à 80 000 hommes, n’est elle même pas monolithique. Depuis le début de la crise, 150 militaires, dont quatorze généraux, se sont publiquement déclarés contre Hugo Chavez. L’opposition a commencé à les courtiser avec des spots publicitaires, alors que Hugo...