«Lire en français et en musique 2000», le grand rendez-vous annuel des amis du livre, ouvrira ses portes le vendredi 3 novembre, au Beirut Hall (Sin el-Fil). Ce salon, qui se tient jusqu’au 12 novembre, offrira cette année encore de belles rencontres avec des auteurs francophones renommés ainsi qu’avec de jeunes plumes de talent, des conteurs, des musiciens et des animateurs. Petit tour d’horizon de cette édition «an 2000», préparée par le bureau du livre de la Mission culturelle française. «Nous avons une quarantaine d’auteurs appartenant à trois catégories : les écrivains grand public, les auteurs de livres de jeunesse et ceux dits universitaires», indique Étienne Augé, directeur technique du salon «Lire en français et en musique 2000». Parmi les têtes d’affiches invitées, on peut citer en vrac : – Henri Lopes, ex-Premier ministre du Congo belge (aujourd’hui Zaïre), ancien ambassadeur en France, actuellement directeur général à l’Unesco, qui présente un ouvrage sur les identités. - Pierre-Jean Rémy, énarque, directeur de la Bibliothèque nationale de France et académicien, qui est déjà venu au salon «Lire en français». - Régine Desforges, qui n’en est pas, non plus, à sa première participation au salon, sera accompagnée cette fois de son époux, Wiaz, le caricaturiste du Nouvel Observateur. Un débat est programmé entre Wiaz et Plantu, caricaturiste du Monde, également invité. Trois autres signatures du Monde seront également présentes : les journalistes Josyane Savigneau et Patrick Kechichian ainsi que le médiateur Robert Solé, qui revient également pour la deuxième fois avec un nouveau roman, toujours sur l’Égypte. - Parmi les écrivains francophones «atypiques», il faudrait signaler la présence d’un jeune auteur séoudien, Ahmad Abodehman, qui présentera La ceinture ; un roman, un peu autobiographique, au style assez poétique, édité chez Gallimard. «Ahmad Abodehman parlera au cours d’une table ronde avec notamment Henri Lopes, des questions d’identités dans l’écriture. Ce qui permettra au public du salon de connaître une autre facette de l’Arabie séoudite que celle des émirs, du pétrole, etc.», souligne M. Augé. - Côté bande dessinée, il y aura Jean Dufaux, Raives et Jacques Ferrandez. Ce dernier, auteur d’un «carnet de voyage illustré sur la Syrie», s’inspirera de son séjour ici pour publier dans la même série un ouvrage sur le Liban. - Catégorie jeunes plumes : Emmanuel Carrère, fils d’Hélène Carrère d’Encausse, dont le premier roman fait un malheur en France. On ne peut évidemment pas citer tout le monde. Il y aura également Annie Ernaux (grande figure du militantisme féminin dans les années 70), René Rémond et Bertrand Badie (auteurs universitaires), ainsi que les Libanais : Katia Haddad, Iskandar Habbache et Jihad Darwiche. Ce dernier, conteur installé en France, animera également des séquences de contes, tout comme Mimi Barthélémy ( qui est également auteur de jeunesse). - Marc Roger donnera, pour sa part, des lectures publiques. Entre autres animations : des troubadours, sortis du Moyen Âge, se baladeront dans les allées du Beirut Hall. Tandis que Clovis un «clown musical»… fera le pitre en chantant. Comme chaque année, des expositions marqueront ce salon culturel. Au programme : «Terre-terre», une exposition de physique amusante, importée en droite ligne de La Villette. L’exposition Poidebard, «déjà présentée au cours des derniers mois à l’USJ, mais qui vaut la peine d’être vue à nouveau», estime Étienne Augé. Un accrochage présentant la vie et l’œuvre d’Henri Michaux, un grand poète aujourd’hui disparu. Trois expositions de photographes libanais ainsi qu’une exposition de calligraphie. Rayon musique : à part les stands de quatre disquaires, deux chanteurs à textes, le Français Jacques Higelin et le Belge Dick Annegarn, se produiront en concert. Ils doivent aussi participer à un café littéraire. Par ailleurs, une dizaine d’éditeurs français, suisses, belges et marocains présenteront leurs nouvelles parutions. De même que quelques grandes maisons d’éditions libanaises. Voilà, en gros, ce qui est prévu pour le salon, cette année. On regrette, quand même, qu’Amélie Nothomb ait décliné l’invitation. Ainsi que la défection d’Alexandre Jardin.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats «Lire en français et en musique 2000», le grand rendez-vous annuel des amis du livre, ouvrira ses portes le vendredi 3 novembre, au Beirut Hall (Sin el-Fil). Ce salon, qui se tient jusqu’au 12 novembre, offrira cette année encore de belles rencontres avec des auteurs francophones renommés ainsi qu’avec de jeunes plumes de talent, des conteurs, des musiciens et des animateurs. Petit tour d’horizon de cette édition «an 2000», préparée par le bureau du livre de la Mission culturelle française. «Nous avons une quarantaine d’auteurs appartenant à trois catégories : les écrivains grand public, les auteurs de livres de jeunesse et ceux dits universitaires», indique Étienne Augé, directeur technique du salon «Lire en français et en musique 2000». Parmi les têtes d’affiches invitées, on peut citer en vrac : –...