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Actualités - Chronologie

Japon Premier exercice multinational pour la marine

L’accident du 30 septembre 1999 a coûté cher à la société privée propriétaire de l’usine de Tokaïmura, qui a perdu sa licence d’exploitant nucléaire, a dû payer d’importantes compensations et risque des sanctions judiciaires. Le retrait de la licence de la société JCO (Japan Nuclear Fuels Conversion Company), la sanction administrative la plus importante, a été décidé le 28 mars par le gouvernement japonais, qui a estimé ne pas avoir eu le choix. «l’accident est arrivé parce que JCO a suivi des procédures illégales», a-t-il expliqué. Depuis lors, la totalité de l’usine, qui produisait plus d’un tiers du combustible nucléaire de l’archipel, ne fonctionne plus. Le petit atelier dans lequel s’est produit l’accident a été totalement nettoyé. JCO, filiale du groupe Sumitomo Metal Mining, a estimé à 14,5 milliards de yens (150 millions d’euros) la perte exceptionnelle liée aux coûts relatifs à l’accident. Elle a notamment indemnisé plus de 6 000 riverains, en particulier de nombreux maraîchers, dont les légumes n’ont plus trouvé preneurs. À moyen terme, l’impact de l’accident menace aussi le développement de Tokaïmura comme «capitale du nucléaire» au Japon. La ville de 34 000 habitants, située à 120 km au nord de Tokyo, accueille treize sites, dont des réacteurs de recherche, une usine-pilote de traitement ainsi que des laboratoires. Or, «les relations entre les habitants et la communauté nucléaire se sont tendues depuis l’accident. Il sera difficile de faire accepter de nouvelles activités», explique Shojiro Matsuura, président de la Commission de sûreté nucléaire. Selon un sondage publié par l’agence Kyodo, 60 % des habitants de Tokaïmura craignent un nouvel accident, tout en reconnaissant que le nucléaire les fait vivre.
L’accident du 30 septembre 1999 a coûté cher à la société privée propriétaire de l’usine de Tokaïmura, qui a perdu sa licence d’exploitant nucléaire, a dû payer d’importantes compensations et risque des sanctions judiciaires. Le retrait de la licence de la société JCO (Japan Nuclear Fuels Conversion Company), la sanction administrative la plus importante, a été décidé le 28 mars par le gouvernement japonais, qui a estimé ne pas avoir eu le choix. «l’accident est arrivé parce que JCO a suivi des procédures illégales», a-t-il expliqué. Depuis lors, la totalité de l’usine, qui produisait plus d’un tiers du combustible nucléaire de l’archipel, ne fonctionne plus. Le petit atelier dans lequel s’est produit l’accident a été totalement nettoyé. JCO, filiale du groupe Sumitomo Metal Mining, a...