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Actualités - Chronologie

Afghanistan Trois exécutions publiques dans un stade

Le président russe Vladimir Poutine s’est déclaré prêt lundi à recevoir à Moscou le chef de l’État yougoslave Slobodan Milosevic et le candidat de l’opposition Vojislav Kostunica pour trouver une issue à la crise yougoslave, mais Belgrade semblait réticente à accepter cette médiation. «Je suis prêt en tant que président de la Russie à recevoir à Moscou dans les prochains jours les deux candidats arrivés au deuxième tour, le président Slobodan Milosevic et le leader de l’Opposition démocratique de Serbie Vojislav Kostunica pour discuter des moyens de sortir de la situation actuelle», a déclaré M. Poutine dans un communiqué. M. Poutine a fait cette déclaration avant de quitter Moscou pour une visite officielle en Inde qui doit se terminer jeudi soir. Aucune précision n’a été donnée sur la façon dont pourraient se dérouler de tels entretiens, à trois ou séparément, mais la formule employée devrait plaire à M. Milosevic, le président Poutine semblant ainsi admettre l’idée d’un deuxième tour et accepter le résultat officiel du premier tour, contesté par l’opposition et les Occidentaux. Selon l’opposition yougoslave, M. Kostunica a été élu au premier tour avec 52 % des voix. La Commission électorale fédérale a appelé à un deuxième tour, créditant M. Kostunica de 48,96 % des suffrages et M. Milosevic de 38,62 %. Mais les offres de médiation russe ne semblent pas intéresser les autorités yougoslaves. Il n’y a «pas de nécessité» d’une médiation russe en Yougoslavie, a estimé à Moscou Borislav Milosevic, ambassadeur de Yougoslavie en Russie et frère du président yougoslave, avant que soit connue la proposition du Kremlin. Belgrade fait la sourde oreille Slobodan Milosevic n’a pas réagi officiellement à l’éventualité d’une rencontre avec le président russe, pas plus qu’à la proposition faite samedi par M. Poutine d’envoyer à Belgrade son ministre des Affaires étrangères Igor Ivanov. Les autorités yougoslaves évitent les contacts avec la Russie, a déclaré lundi sous couvert d’anonymat un haut responsable du ministère russe des Affaires étrangères, cité par l’agence Interfax. Les contacts entre Moscou et Belgrade pour un règlement de la crise sont actuellement «inexistants parce que Belgrade semble ne pas en ressentir la nécessité», a-t-il indiqué. Deux diplomates russes de haut rang, dont l’émissaire russe pour les Balkans Vladimir Tchijov, se trouvent actuellement à Belgrade. M. Kostunica a pour sa part déclaré ne pas avoir «encore de réponse» à la proposition de M. Poutine. La secrétaire d’État américaine Madeleine Albright et son homologue français Hubert Védrine ont accueilli l’offre russe avec réserve. «Ce que j’ai compris, c’est que Milosevic a déjà décliné cette proposition», a déclaré Mme Albright. «L’initiative était bonne si c’était pour dire à Slobodan Milosevic qu’il doit se retirer et si c’était pour marquer auprès de Kostunica que la Russie reconnaît elle aussi qu’il a gagné», a commenté Hubert Védrine, au nom de la présidence française de l’Union européenne. Les Russes ont marqué à plusieurs reprises leur différence avec les Européens et les Américains : ils ont estimé que le scrutin s’était déroulé sans irrégularités majeures, n’ont pas reconnu M. Kostunica vainqueur au premier tour et ont appelé à la levée des sanctions «quel que soit le vainqueur». Ils ont cependant maintenu une certaine ambiguïté : un communiqué publié dimanche par le gouvernement allemand a laissé clairement entendre que M. Poutine avait reconnu la victoire électorale de Vojislav Kostunica lors d’un entretien téléphonique samedi avec le chancelier Gerhard Schroeder. Le Kremlin n’a pas démenti mais a refusé de confirmer la teneur de ce communiqué.
Le président russe Vladimir Poutine s’est déclaré prêt lundi à recevoir à Moscou le chef de l’État yougoslave Slobodan Milosevic et le candidat de l’opposition Vojislav Kostunica pour trouver une issue à la crise yougoslave, mais Belgrade semblait réticente à accepter cette médiation. «Je suis prêt en tant que président de la Russie à recevoir à Moscou dans les prochains jours les deux candidats arrivés au deuxième tour, le président Slobodan Milosevic et le leader de l’Opposition démocratique de Serbie Vojislav Kostunica pour discuter des moyens de sortir de la situation actuelle», a déclaré M. Poutine dans un communiqué. M. Poutine a fait cette déclaration avant de quitter Moscou pour une visite officielle en Inde qui doit se terminer jeudi soir. Aucune précision n’a été donnée sur la façon dont...