Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Jean Hammam en Allemagne

Les images atroces, retransmises par les télévisions du monde entier, de la mort de Rami Jamal al-Dourra, un enfant palestinien de 12 ans tué samedi dans la bande de Gaza, apparemment par des balles israéliennes, ont plongé Israël dans un profond embarras. La scène bouleversante, filmée samedi par un cameraman de la chaîne de télévision française France-2, montre, dans un premier temps, cet enfant se blottissant contre son père, alors que tous deux essaient d’échapper à des tirs. Une fusillade nourrie venait d’éclater devant la colonie juive de peuplement de Netzarim entre soldats israéliens et policiers palestiniens. On voit le père, Jamal, supplier des tireurs, apparemment des militaires israéliens, de ne pas tirer. Il tente de se protéger derrière un abri précaire constitué d’un bloc de pierres au pied d’un muret. Puis éclate une rafale : l’enfant s’affaisse lentement sur son père, qui est lui grièvement blessé. Le film ne montre pas qui a tiré, mais les tirs semblent provenir de la position israélienne. L’armée israélienne a publié dans la nuit de samedi à dimanche un communiqué dans lequel elle déplore la mort de l’enfant, mais «dénonce l’utilisation cynique des femmes et des enfants conduits sur des terrains de confrontations». «Nous avons ouvert une enquête pour faire la lumière sur ce qui s’est passé. Nous ne sommes pas certains que l’enfant ait été tué par des militaires israéliens et il se peut qu’il ait été tué par erreur par des tirs palestiniens. Ce qui est certain, c’est que le père et le fils étaient dans une ligne de tirs», a déclaré un porte-parole militaire israélien, le commandant Yarden Vatikaï. « Un crime de sang-froid » Il a catégoriquement exclu que l’enfant ait pu être tué intentionnellement, en dépit des supplications du père à cesser le feu. La presse palestinienne a, pour sa part, accusé Israël dimanche d’avoir commis un «crime de sang-froid», se félicitant que les images aient été montrées dans le monde entier, y compris en Israël. Le père de l’enfant, interrogé dimanche sur son lit d’hôpital, a déclaré qu’il était venu chercher une voiture et avait été pris par hasard dans la fusillade. Il a indiqué que l’ambulance venant lui porter secours avait été bloquée durant trois quarts d’heure par un barrage israélien. Dimanche, les noms de deux autres enfants palestiniens sont venus s’ajouter à la liste des victimes des émeutes dans les territoires. Le premier, âgé de 10 ans, a été déclaré cliniquement mort après avoir reçu une balle dans la tête à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza. Le deuxième, âgé de 7 ans, a été touché au cœur par une balle perdue à Naplouse (nord de la Cisjordanie) alors qu’il se trouvait sur un toit. Dans un premier temps, il avait été annoncé qu’il avait 10 ans. L’image de marque d’Israël avait déjà eu à pâtir durant l’intifada – le soulèvement palestinien des années 1987 à 1993 – d’un film montrant des militaires israéliens rouant de coups de jeunes Palestiniens, en tentant notamment de leur briser les os des bras et des jambes à coups de crosse.
Les images atroces, retransmises par les télévisions du monde entier, de la mort de Rami Jamal al-Dourra, un enfant palestinien de 12 ans tué samedi dans la bande de Gaza, apparemment par des balles israéliennes, ont plongé Israël dans un profond embarras. La scène bouleversante, filmée samedi par un cameraman de la chaîne de télévision française France-2, montre, dans un premier temps, cet enfant se blottissant contre son père, alors que tous deux essaient d’échapper à des tirs. Une fusillade nourrie venait d’éclater devant la colonie juive de peuplement de Netzarim entre soldats israéliens et policiers palestiniens. On voit le père, Jamal, supplier des tireurs, apparemment des militaires israéliens, de ne pas tirer. Il tente de se protéger derrière un abri précaire constitué d’un bloc de pierres au...