Le sol de l’astéroïde 433 Eros est grêlé de petits cratères et jonché de pierres, indiquent les dernières observations de la sonde Near, ce qui plonge les astronomes dans un abîme de perplexité. Selon une série d’études parues dans la revue Science, la surface de cet astre de 33 km de long est «saturée» de minuscules cratères de moins d’un kilomètre de diamètre, ainsi que de rochers de 30 à 100 m de haut qui ne devraient pas s’y trouver. En effet, souligne l’un des auteurs de ces études, le Pr Joseph Veverka de l’Université Cornell (État de New York), la gravité est tellement faible sur Eros que «l’intuition et les calculs mènent à la conclusion que la plupart des débris provoqués par une collision (avec un autre astre) auraient dû partir dans l’espace alors que la surface en est pleine». Selon ce professeur d’astronomie, ce phénomène peut avoir diverses explications. «La première est que nous ne comprenons tout simplement pas ce qui se passe lors de la création d’un cratère sur des petits objets» célestes, «d’où les débris s’échappent peut-être à une vitesse très lente». «Ou alors, ajoute-t-il, les matériaux éjectés lors de la collision terminent leur course sur la même orbite qu’Eros et, à un moment donné, l’astéroïde a croisé leur route et les a incorporés, ce qui est également bizarre». Les indications fournies sur 433 Eros par la sonde Near montrent que la gravité est tellement faible qu’une balle lancée de sa surface se perdrait dans l’espace. Les chercheurs confirment par ailleurs dans Science qu’Eros est bien de type «S», comme la plupart des autres astéroïdes, et que sa formation remonte à l’origine du système solaire.
Le sol de l’astéroïde 433 Eros est grêlé de petits cratères et jonché de pierres, indiquent les dernières observations de la sonde Near, ce qui plonge les astronomes dans un abîme de perplexité. Selon une série d’études parues dans la revue Science, la surface de cet astre de 33 km de long est «saturée» de minuscules cratères de moins d’un kilomètre de diamètre, ainsi que de rochers de 30 à 100 m de haut qui ne devraient pas s’y trouver. En effet, souligne l’un des auteurs de ces études, le Pr Joseph Veverka de l’Université Cornell (État de New York), la gravité est tellement faible sur Eros que «l’intuition et les calculs mènent à la conclusion que la plupart des débris provoqués par une collision (avec un autre astre) auraient dû partir dans l’espace alors que la surface en est pleine»....
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