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Actualités - Chronologie

Escrime : les russes sabrent les espoirs français

Les Russes ont conservé facilement dimanche leur titre olympique de sabre par équipes et privé l’escrime française d’une médaille d’or qui se fait toujours attendre dans la spécialité. La victoire de l’équipe emmenée par le numéro un mondial Stanislav Pozdniakov – désormais quadruple champion olympique (trois fois par équipes, une fois en individuel à Atlanta) – n’a souffert aucune contestation, les Russes s’imposant 45 touches à 32 face aux champions du monde en titre. La médaille de bronze est revenue à l’Allemagne, victorieuse 45-27 de la Roumanie. La finale a été marquée par le geste de Damien Touya, champion du monde individuel et par équipes la saison dernière, qui, blessé, a laissé sa place au remplaçant Cédric Seguin afin que celui-ci soit également médaillé. Une blessure que d’aucuns pensent diplomatique, ce que récuse le Français. «Je me suis donné une entorse au mois de juin qui s’est réveillée et je n’ai pas voulu prendre de risque pour la fin de la saison. Je suis un peu dégoûté de la façon dont j’ai tiré, mais les Russes ont fait de meilleures choses que nous. Nous n’allons pas faire la fine bouche, car nous avons fait une belle journée», a déclaré Damien Touya. La journée avait débuté pour les tricolores par une victoire facile en quart de finale contre l’Ukraine 45-31. La rencontre suivante contre l’Allemagne aurait pu être plus délicate si Damien Touya, justement, n’avait mis son équipe à l’abri lors de ses deux premiers assauts, remportés 5-3 et 5-1. Heureux quand même Les Allemands revenaient bien à une touche avant l’assaut final mais Touya préservait le résultat et offrait la victoire 45-44. En revanche, contre la Russie, l’affaire allait rapidement tourner au vinaigre. Touya concédait deux touches au premier passage et l’écart se creusait ensuite inexorablement : moins cinq, moins six, moins sept, moins neuf puis moins douze après l’avant-dernier assaut. Un écart que Touya, puis Seguin se montraient incapables de combler. «Je suis complètement dégoûté car, durant toute la finale, les Russes ont bloqué le jeu. L’arbitre est tombé dans le panneau. Nous, nous sommes des Latins, nous attaquons. Eux ne font rien mais gagnent», se désolait Mathieu Gourdain, déjà médaillé d’argent en individuel. Julien Pillet, lui, partageait en partie cette vision des choses, mais mettait un bémol aux déclarations de son coéquipier. «Ils ont eu un peu de chance avec l’arbitre mais je ne vais pas chercher d’excuses, ils étaient meilleurs aujourd’hui. Nous avons fait du mieux que nous pouvions et je suis heureux de repartir avec la médaille d’argent», a-t-il affirmé. Quant à Cédric Seguin, il n’en revenait toujours pas. «C’est incroyable, vraiment bizarre. J’étais devant la télé en train de regarder un match d’escrime et subitement, il a fallu y aller... Pour une touche. Et me voilà avec une médaille d’argent». L’escrime française quitte Sydney avec un total de six médailles, dont une d’or (fleuret par équipes masculin), quatre d’argent (sabre et épée par équipes masculin, Hugues Obry au fleuret et Mathieu Gourdain au sabre) et une de bronze (Laura Flessel à l’épée). Soit une de moins qu’à Atlanta où Laura Flessel avait remporté deux titres, venus s’ajouter à deux médailles d’argent et trois médailles de bronze.
Les Russes ont conservé facilement dimanche leur titre olympique de sabre par équipes et privé l’escrime française d’une médaille d’or qui se fait toujours attendre dans la spécialité. La victoire de l’équipe emmenée par le numéro un mondial Stanislav Pozdniakov – désormais quadruple champion olympique (trois fois par équipes, une fois en individuel à Atlanta) – n’a souffert aucune contestation, les Russes s’imposant 45 touches à 32 face aux champions du monde en titre. La médaille de bronze est revenue à l’Allemagne, victorieuse 45-27 de la Roumanie. La finale a été marquée par le geste de Damien Touya, champion du monde individuel et par équipes la saison dernière, qui, blessé, a laissé sa place au remplaçant Cédric Seguin afin que celui-ci soit également médaillé. Une blessure que...