Les poursuiteurs français ne se cherchaient pas d’excuse hier après leur échec dans la course à la médaille de bronze des Jeux olympiques de Sydney. «On est à notre place», «Il n’y a pas eu photo»... C’est en ces termes qu’ils ont évoqué leur échec dans la course à la médaille de bronze face à l’équipe de Grande-Bretagne. En réalisant 4’05’’991 contre 4’01’’979 pour leurs adversaires, Cyril Bos, Philippe Ermenault, Francis Moreau et Jérôme Neuville n’ont jamais été en position de monter sur le podium alors que la France était tenante du titre olympique depuis Atlanta en 1996. «Est-ce que nous sommes déçus ? Oui, explique Ermenault, mais il est vrai que nous n’avons jamais rivalisé avec eux. Nous avons des regrets, mais on a ce qu’on mérite. Nous avons fait des temps autour de 4’05’’ du début à la fin, et il fallait aller beaucoup plus vite pour être médaillés. «On est à notre place», confirme Jérôme Neuville. «On fait notre course mais on perd assez nettement, il n’y a donc pas de regrets à avoir. Les Anglais étaient mieux préparés que nous. Nous étions un peu usés. Nous avons essayé d’en remettre un coup pendant la course mais nous n’avons pas pu, nous avons juste gardé notre allure». «Les Anglais, eux, ont été capables d’accélérer le rythme. Maintenant, nous avons les championnats du monde dans trois semaines, et il faut se remotiver». Pour Ermenault, la forme physique a bel et bien été prépondérante. «C’est ce qui a fait la différence. Hier, nous étions bien, mais la journée a été très longue, nous avons passé beaucoup de temps dans les transports et nous n’avons pas récupéré», dit-il. En demi-finale, face aux Allemands, futurs médaillés d’or, les Français avaient déjà senti que leurs possibilités étaient limitées ce mardi. «On voulait bien partir», explique Ermenault, «mais on s’était dit que si nous étions dépassés dès le début, nous jouerions le tout pour le tout en nous concentrant sur la médaille de bronze». Ce qui explique peut-être en partie le temps de 4’11’’549 réalisé lors de cette course par les Français, relégués à six secondes des Allemands mais leur tactique n’a pas fonctionné. «De toute façon, les temps de nos adversaires étaient vraiment trop élevés. Un événement comme les Jeux olympiques est toujours fait de surprises, bonnes ou mauvaises», reconnaît Philippe Ermenault. «Il y a quatre ans, nous avions créé la bonne surprise. Aujourd’hui, nous n’avons pas de médaille, et il est vrai que c’est triste de ne rien ramener».
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