Chine Un ancien vice-président du Parlement exécuté
le 15 septembre 2000 à 00h00
Cheng Kejie, l’ancien vice-président de l’Assemblée nationale populaire chinoise (ANP-Parlement), a été exécuté hier matin à Pékin, devenant ainsi le plus haut responsable chinois à être passé par les armes pour corruption depuis la fondation du régime communiste en 1949. Selon l’agence Chine nouvelle, Cheng Kejie, 67 ans, a été exécuté après le rejet de son appel par la Cour populaire suprême. Il avait été condamné à mort le 31 juillet dernier pour avoir accepté «en collaboration avec sa maîtresse» des pots-de-vin d’une valeur de 41 millions de yuans (4,9 millions de dollars) alors qu’il était président de la région autonome du Guangxi (sud) entre 1990 et 1997. Il avait ensuite été appelé à Pékin en 1998 par le numéro deux chinois Li Peng, lorsque l’ancien Premier ministre était devenu président du Parlement. Cheng Kejie avait été inculpé et démis de ses fonctions en avril dernier, alors qu’on l’accusait d’être impliqué dans un scandale immobilier ainsi que de trafic d’influence au profit d’au moins 14 responsables locaux. «La dégénérescence de Cheng s’est produite principalement parce qu’il a abandonné sa foi dans le communisme, qu’il s’est laissé tenter par les femmes et l’argent et a profité à des fins personnelles du pouvoir que le Parti et le peuple lui avaient confié», avait alors expliqué Chine nouvelle. Deux vice-présidents du gouvernement du Guangxi ont déjà fait l’objet de poursuites judiciaires dans le cadre du même scandale qui a éclaté il y a un an. L’un d’entre eux, Xu Bingsong, a été condamné l’été 1999 à la prison à perpétuité, tandis que quatre autres responsables régionaux considérés comme proches de Cheng ont été arrêtés en mars. L’exécution de Cheng Kejie survient alors que s’est ouvert mercredi le procès de la plus grosse affaire de contrebande jamais découverte dans le sud-est de la Chine depuis 1949. Le procès qui devrait, selon un journal chinois, se traduire par la condamnation d’au moins une dizaine de responsables locaux, se déroule à huis clos simultanément dans cinq villes de la province du Fujian. Mais peu d’indications ont pu être obtenues jusqu’à présent sur les personnes traduites en justice, les médias chinois s’étant vu imposer un black-out total de l’information afin d’éviter «toute menace pour la stabilité du pays». Entre 200 et 600 responsables locaux seraient impliqués dans ce scandale de contrebande qui défraie la chronique depuis l’an dernier. En exécutant Cheng Kejie, les dirigeants chinois cherchent à montrer leur intransigeance à l’égard de la corruption, qu’ils considèrent ouvertement comme une question «de vie et de mort» pour le PCC. Le Premier ministre Zhu Rongji avait promis en début d’année devant le Parlement d’être «impitoyable» à l’égard des hauts responsables corrompus, dont l’enrichissement est une importante cause de mécontentement à l’égard du régime. Quelques jours plus tard, un ancien vice-gouverneur de province, Hu Changqing, avait été exécuté dans le Jiangxi (est), devenant alors le plus haut responsable du PCC condamné à mort pour corruption.
Cheng Kejie, l’ancien vice-président de l’Assemblée nationale populaire chinoise (ANP-Parlement), a été exécuté hier matin à Pékin, devenant ainsi le plus haut responsable chinois à être passé par les armes pour corruption depuis la fondation du régime communiste en 1949. Selon l’agence Chine nouvelle, Cheng Kejie, 67 ans, a été exécuté après le rejet de son appel par la Cour populaire suprême. Il avait été condamné à mort le 31 juillet dernier pour avoir accepté «en collaboration avec sa maîtresse» des pots-de-vin d’une valeur de 41 millions de yuans (4,9 millions de dollars) alors qu’il était président de la région autonome du Guangxi (sud) entre 1990 et 1997. Il avait ensuite été appelé à Pékin en 1998 par le numéro deux chinois Li Peng, lorsque l’ancien Premier ministre était devenu...
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