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Actualités - Chronologie

Pessimisme au sein de la population palestinienne

La plupart des Palestiniens se disent pessimistes sur les chances de voir se réaliser leur rêve d’un État avec Jérusalem-Est comme capitale, en dépit des efforts du président américain Bill Clinton. «Les réunions à New York sont inutiles. Rien n’a changé en dépit de toutes celles déjà tenues», note Mastour, 54 ans, derrière son étal de gâteaux au miel, dans la vieille ville de Jérusalem. «Il n’y a eu aucun changement depuis Camp David. L’occupant est toujours là», dit-il en indiquant d’un mouvement de tête un bâtiment appartenant au chef du parti de droite Likoud, Ariel Sharon. «Les États-Unis sont injustes. Les négociations devraient être simples et respecter l’application de la résolution 242», indique Mohammed, 62 ans, en référence à la résolution du Conseil de sécurité demandant à Israël de se retirer des territoires arabes occupés en 1967, dont Jérusalem-Est. «Que sont devenues les résolutions des Nations unies ? Que Dieu nous vienne en aide», conclut-il, avant de s’éloigner sur son petit tracteur dans les ruelles de la vieille ville de Jérusalem-Est. Selon Ghassan el-Khatib, directeur du Centre des médias et de communication de Jérusalem, l’Autorité palestinienne a préparé ses citoyens à ne pas fonder de grands espoirs sur les rencontres de New York. «Il n’y a aucune attente, aucun espoir», explique el-Khatib avant d’ajouter que «les hommes politiques des deux camps ont lancé des messages pessimistes qui se sont répercutés sur le public». Dans la ville de Naplouse, en Cisjordanie, Ghassan Hamdan, directeur d’une clinique, s’attend à ce que les États-Unis exercent des pressions sur M. Arafat pour qu’il accepte moins que ce qui est prévu par les résolutions du Conseil de sécurité. «Arafat subira des pressions. Selon moi, il acceptera la proposition de Clinton de reporter la proclamation d’un État indépendant, comme geste de bonne volonté en faveur de la paix», précise-t-il. «Mais je doute qu’Arafat change de position concernant Jérusalem», ajoute-t-il. Le sommet de Camp David avait échoué notamment à cause des divergences entre Palestiniens et Israéliens sur la question de Jérusalem-Est, occupé et annexé par l’État hébreu en 1967. Pour Moussa Hamouda, 35 ans, conducteur de taxi de Jérusalem-Est, la meilleure solution serait de faire de Jérusalem une ville ouverte sous contrôle international, idée suggérée mardi par le président du Conseil législatif palestinien, Ahmed Qoreï. «Il vaut mieux pour les Arabes et les Juifs une ville unie ayant une économie commune. Aucun des deux (MM. Arafat et Barak) ne va renoncer à Jérusalem», affirme-t-il. Les 129 membres du Conseil central de l’OLP (CCOLP) doivent se réunir samedi et dimanche à Gaza pour se prononcer sur la proclamation d’un État indépendant, proclamation qui, selon Israéliens et Américains, sonnerait le glas d’une décennie de négociations de paix.
La plupart des Palestiniens se disent pessimistes sur les chances de voir se réaliser leur rêve d’un État avec Jérusalem-Est comme capitale, en dépit des efforts du président américain Bill Clinton. «Les réunions à New York sont inutiles. Rien n’a changé en dépit de toutes celles déjà tenues», note Mastour, 54 ans, derrière son étal de gâteaux au miel, dans la vieille ville de Jérusalem. «Il n’y a eu aucun changement depuis Camp David. L’occupant est toujours là», dit-il en indiquant d’un mouvement de tête un bâtiment appartenant au chef du parti de droite Likoud, Ariel Sharon. «Les États-Unis sont injustes. Les négociations devraient être simples et respecter l’application de la résolution 242», indique Mohammed, 62 ans, en référence à la résolution du Conseil de sécurité demandant à...