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Actualités - Chronologie

Congrès de la Fifa Blatter reprend la main

Le président Joseph Blatter, plus d’un an après un congrès extraordinaire à Los Angeles houleux et la fronde des dirigeants asiatiques, a remis en ordre de marche, d’une main de fer dans un gant de velours, une Fédération internationale de football (Fifa) qui avait tendance à subir les évènements. Tout au long d’un terne 52e congrès de la Fifa à Zurich vendredi et samedi, le dirigeant suisse n’a laissé à personne le soin de diriger les débats, Michel Zen Ruffinen remplissant avec professionnalisme son rôle souvent ingrat de secrétaire général de la Fifa. «Il a mené les débats à la Havelange (Joao Havelange, ancien président brésilien de la Fifa)», s’est exclamé un dirigeant européen à l’issue du congrès. Souvent ferme, parfois tendre, pratiquant l’autodérision sur son embonpoint pour mieux redonner du rythme à des travaux souvent ennuyeux, Joseph Blatter a trouvé le bon tempo : celui qui fait de lui un chef respecté comme pouvait l’être son prédécesseur brésilien. Tour de force Après plusieurs écarts, comme le projet de Coupe du monde biennale, avant que son conseiller spécial, le Français Michel Platini, ne lui vienne en aide en harmonisant le calendrier, ou dernièrement le Mondial-2006 accordé à l’Allemagne alors qu’il militait pour l’Afrique du Sud, Blatter a su se servir à merveille de ses 25 ans de Fifa pour tirer les ficelles dans les coulisses d’une «maison qu’il veut dépoussiérer». Mais le véritable tour de force du président de la Fifa a été réalisé en deux temps. Le premier, jeudi lors du comité exécutif, en parvenant à convaincre les membres du bienfait du principe de la rotation de la Coupe du monde par confédérations à partir de 2010. Secrètes tractations Le second a été la décision de la Fédération sud-africaine de football (Safa) de retirer sa demande d’arbitrage auprès de la Fifa, à la suite du vote controversé du 6 juillet donnant l’organisation de la Coupe du monde à l’Allemagne en 2006. Après une nuit de secrètes tractations, Joseph Blatter pouvait déclarer dès lors «que la grande famille du football est enfin réunie», sous les yeux ravis de responsables africains persuadés que le Mondial-2010 leur reviendra. Les dirigeants asiatiques s’étant (temporairement) retirés des débats, Joseph Blatter a désormais les coudées franches pour s’atteler aux nouveaux travaux : obtenir qu’un jeune joueur ne soit transféré qu’à partir de 18 ans, corriger les conséquences négatives de l’arrêt Bosman et imposer le 6+5 (6 joueurs sélectionnables dans l’équipe nationale du pays du club en question), obtenir l’exception sportive auprès de l’Union européenne pour que «le produit football» soit géré par le monde du football pour chasser ces «nouvelles forces qui viennent du milieu économique et politique». Vaste programme...
Le président Joseph Blatter, plus d’un an après un congrès extraordinaire à Los Angeles houleux et la fronde des dirigeants asiatiques, a remis en ordre de marche, d’une main de fer dans un gant de velours, une Fédération internationale de football (Fifa) qui avait tendance à subir les évènements. Tout au long d’un terne 52e congrès de la Fifa à Zurich vendredi et samedi, le dirigeant suisse n’a laissé à personne le soin de diriger les débats, Michel Zen Ruffinen remplissant avec professionnalisme son rôle souvent ingrat de secrétaire général de la Fifa. «Il a mené les débats à la Havelange (Joao Havelange, ancien président brésilien de la Fifa)», s’est exclamé un dirigeant européen à l’issue du congrès. Souvent ferme, parfois tendre, pratiquant l’autodérision sur son embonpoint pour mieux...