La Chine, qui espère décrocher l’organisation des Jeux olympiques de 2008, compte sur ceux de Sydney pour conforter sa candidature en rapportant une brassée de médailles et pour faire oublier les scandales de dopage qui ont entaché son image. L’objectif affiché est de renouveler la performance des deux dernières olympiades. Les athlètes chinois avaient récolté 16 médailles d’or, finissant quatrièmes après les États-Unis, l’Allemagne et la Russie. «J’espère que nous ferons mieux que quatrièmes, mais cela semble très difficile», admet Tu Mingde, secrétaire général du Comité olympique chinois (COC). «Tout dépendra (...) de nos rivaux potentiels pour la quatrième place, particulièrement la France, l’Italie et l’Australie», ajoute-t-il. Paris est aussi l’un des principaux rivaux de Pékin pour les JO de 2008, avec huit autres villes : Bangkok, Le Caire, La Havane, Istanbul (Turquie), Kuala Lumpur, Osaka (Japon), Séville (Espagne) et Toronto (Canada). Le Comité international olympique (CIO) se réunit les 28 et 29 août pour sélectionner les villes officiellement candidates, le vainqueur devant être désigné à Moscou en juillet 2001. Pas un facteur décisif «Il est certain que si nous obtenons plus de médailles, cela soutiendra notre candidature, mais ce n’est pas un facteur décisif», observe le maire adjoint de Pékin, Liu Jingmin, également vice-président du comité chargé du projet olympique. Pékin craint surtout un nouveau scandale de dopage en terre australienne, comme celui qui avait touché quatre membres de l’équipe de natation chinoise contrôlés positifs aux championnats du monde de Perth en 1998. Les douaniers avaient en outre découvert treize flacons d’hormones de croissance dans la valise de la nageuse Yuan Yuan. Cherchant à faire un exemple, la Fédération chinoise de natation vient de suspendre pour quatre ans une autre nageuse, Wu Yanyan, 22 ans, détentrice du record du monde du 200 m 4 nages, et contrôlée positive en mai aux championnats de Chine, qualificatifs pour Sydney. La nageuse, qui affirme servir de bouc émissaire, a menacé de faire des révélations sur le dopage présumé systématique de l’équipe nationale. «En ce qui concerne le gouvernement, nous sommes contre le recours au dopage (...) mais il est vrai que certains athlètes chinois se dopent», reconnaît M. Liu, tout en soulignant que la Chine a renforcé son arsenal répressif, qui vise désormais non seulement les athlètes mais aussi leurs entraîneurs, et signé un accord avec l’Australie sur les contrôles. Droits de l’homme «Je suis impressionné par les efforts des Chinois pour réprimer les tentatives de tricherie de la part des athlètes comme des entraîneurs», assure Michael Knight, président du comité d’organisation (SOCOG) des JO de Sydney qui vient d’effectuer une visite en Chine. Pékin, candidate malheureuse à l’organisation des J0 2000, avait perdu d’une voix derrière Sydney. La question des droits de l’homme avait fortement pesé sur la décision du CIO en 1993, quatre ans après la répression des manifestations de Tiananmen. Pékin espère que la politique sera cette fois réléguée au second plan. La capitale chinoise devra se débarrasser aussi de sa réputation de ville la plus polluée du monde. Les autorités ont engagé un programme de fermeture des usines les plus nocives et entrepris de planter des arbres. Le parc olympique de 12 km2 prévu au nord de la capitale sera composé pour moitié d’espaces verts. Il sera en revanche plus difficile de lutter contre la chaleur, qui peut dépasser 42 degrés en juillet à Pékin.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats La Chine, qui espère décrocher l’organisation des Jeux olympiques de 2008, compte sur ceux de Sydney pour conforter sa candidature en rapportant une brassée de médailles et pour faire oublier les scandales de dopage qui ont entaché son image. L’objectif affiché est de renouveler la performance des deux dernières olympiades. Les athlètes chinois avaient récolté 16 médailles d’or, finissant quatrièmes après les États-Unis, l’Allemagne et la Russie. «J’espère que nous ferons mieux que quatrièmes, mais cela semble très difficile», admet Tu Mingde, secrétaire général du Comité olympique chinois (COC). «Tout dépendra (...) de nos rivaux potentiels pour la quatrième place, particulièrement la France, l’Italie et l’Australie», ajoute-t-il. Paris est aussi l’un des principaux rivaux de Pékin...