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Actualités - Chronologie

Un spectacle grandiose pour la veillée de Tor Vergata

Ils attendent, pour certains, depuis douze heures, l’arrivée de Jean-Paul II mais quand l’homme en blanc descend de son hélicoptère à l’heure prévue, les deux millions de jeunes venus veiller oublient leur fatigue et l’accablement de la chaleur. Drapeaux et bras agités au-dessus des têtes, applaudissements nourris, cris proches parfois de l’hystérie : à la lumière du soleil couchant, le spectacle est grandiose sur les 350 hectares du campus de Tor Vergata, réglé comme du papier à musique, où la foule est répartie en carrés. À sa descente d’hélicoptère, Jean-Paul II a franchi à pied les quelques mètres qui le séparent de sa papamobile aux vitres panoramiques et climatisées. Dans la voiture du pape ont pris place derrière lui trois prélats tandis qu’un agent est à côté du chauffeur et trois sur le marchepied arrière. La sécurité rapprochée du pape, une douzaine d’hommes habillés de costumes sombres, accompagne au petit trot la papamobile (suivie de trois voitures de police). Massés au bord des allées, les jeunes espèrent attirer le regard du pape. Les flashs des appareils photos ne cessent de crépiter. Certains courent à la même vitesse que la voiture pour tenter de voir le souverain pontife une nouvelle fois car la plupart des jeunes ne participeront à la veillée que par l’intermédiaire de 14 écrans géants qui retransmettent le spectacle. Au bout de l’allée centrale de ce campement improvisé, le pape fait une halte sur une place où se dresse une sorte d’arc de triomphe symbolisant la «porte du Christ». Il bénit, puis caresse la joue de quatre jeunes représentants des pays souffrant ou ayant souffert de la guerre dont un Angolais dont le frère a été tué par la guérilla. Tous se donnent alors la main. Avec eux, et au milieu d’eux, le pape s’avance lentement pour passer sous la porte ornée d’un Christ décharné. Retrouvant sa voiture, le pape reprend la route qui le mène à l’immense scène de 8 800 m2 installée à huit mètres de hauteur d’où il présidera la veillée et répondra aux questions, préparées à l’avance, de jeunes «témoins» sur la paix, la justice, la peine de mort et le pardon. Un groupe de 250 Canadiens, la moitié de ceux qui sont venus d’Outre-Atlantique, ont eu le droit à s’installer dans un secteur tout proche de l’estrade. Les prochaines JMJ auront lieu dans deux ans à Toronto. Le pape, visiblement reposé, le teint rose, monte sur la scène. Il s’arrête près d’un olivier, salue encore la foule, va serrer la main de quelques uns des 850 jeunes qui ont été admis sur l’immense estrade dominée par une croix de 36 mètres. Arrivé à son fauteuil, le pape sourit, salue de la main la foule, puis s’assied. Il bat la mesure sur le bras de son fauteuil tandis que les jeunes crient «Vive Jean-Paul». Jean-Paul II, 80 ans, s’essuie les yeux, se relève et adresse ses salutations aux jeunes. Il est presque 19h00 GMT, la veillée peut commencer. Les pèlerins commencent à allumer leurs bougies. Le spectacle durera environ deux heures avant «une nuit de repos et de prières» à la belle étoile.
Ils attendent, pour certains, depuis douze heures, l’arrivée de Jean-Paul II mais quand l’homme en blanc descend de son hélicoptère à l’heure prévue, les deux millions de jeunes venus veiller oublient leur fatigue et l’accablement de la chaleur. Drapeaux et bras agités au-dessus des têtes, applaudissements nourris, cris proches parfois de l’hystérie : à la lumière du soleil couchant, le spectacle est grandiose sur les 350 hectares du campus de Tor Vergata, réglé comme du papier à musique, où la foule est répartie en carrés. À sa descente d’hélicoptère, Jean-Paul II a franchi à pied les quelques mètres qui le séparent de sa papamobile aux vitres panoramiques et climatisées. Dans la voiture du pape ont pris place derrière lui trois prélats tandis qu’un agent est à côté du chauffeur et trois sur le...