Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Santé - Un musée consacré au préservatif Condoms à condom

Le hasard, une opportunité et une notoriété certaines : le fait que Condom signifie préservatif (en français mais aussi en anglais) a aiguisé la curiosité des touristes anglo-saxons et donné au maire de cette ville de 8 000 habitants l’idée d’un centre international de recherche sur ce thème. Le fait aussi que le maire soit pharmacien n’y est pas étranger. «Anglais et Américains achètent à la pharmacie des préservatifs comme souvenir et sollicitent qu’on inscrive le mot condom sur les boîtes», affirme Gérard Dubrac. Condom tire son nom du confluent des deux rivières qui longent la ville. D’ailleurs, au début des années 1990, lorsque les Anglo-Saxons commencent à affluer, c’est uniquement après le rachat par un consortium britannique de l’une des importantes sociétés locales d’Armagnac, la richesse de la région. «C’est là qu’ils découvrent la toponymie des noms», dit Gérard Dubrac, qui constate que les touristes continuent à se faire photographier, hilares, devant le panneau Condom à l’entrée de la ville. Pour lui, tout débute en 1993 quand il n’est pas encore maire. Il soumet son idée d’un musée du préservatif à l’équipe municipale en place, qui l’adopte. Le musée s’installe dans les locaux d’une clinique désaffectée où il est toujours situé. Deux ans plus tard, le pharmacien devient maire et décide de donner plus d’envergure au musée avec le projet d’un Centre international de recherche sur le préservatif, les maladies sexuellement transmissibles et la planification familiale. L’ensemble devrait être opérationnel d’ici trois ans. Démarche « pédagogique » On peut procéder à une visite guidée du futur centre grâce à une plaquette qui, en dix pages imprimées sur papier glacé, permet de découvrir un espace d’exposition de 800 mètres carrés, une salle d’études scientifiques pour des chercheurs, un amphithéâtre de 400 places, une bibliothèque sur deux niveaux de 250 mètres carrés. Le musée actuel est plus modeste même s’il reçoit 200 personnes par jour l’été. Il se divise en deux salles. La première retrace les différentes étapes de la fabrication d’un préservatif. La deuxième, ludique, présente, à partir d’affiches de plusieurs pays, les appels à la vigilance face au sida. «Tout ce qui n’est pas sérieux n’est pas exposé. Et ceux qui viennent pour rigoler repartent avec une toute autre idée», dit Gérard Dubrac, précisant : «Ce n’est pas une exposition sur le préservatif mais une exposition qui traite du préservatif». Sur le livre d’or du musée, plusieurs visiteurs se plaignent néanmoins de ne pas y trouver une boutique pour acheter des «gadgets». Gérard Dubrac préfère évoquer une «démarche scientifique et pédagogique». «Le préservatif en lui-même, j’en vends et ça s’arrête là», dit-il pour témoigner de la nécessité d’un centre qui accueillera scientifiques et chercheurs et sera un «espace de communication» aussi bien pour les industriels que les pouvoirs publics. «Le problème du sida a remis le préservatif à l’ordre du jour. En parler simplement, en le démytifiant, relève quasiment d’une mission de service public», précise le pharmacien. Le ministère français de la Santé ne s’y est pas trompé en accordant une subvention au musée.
Le hasard, une opportunité et une notoriété certaines : le fait que Condom signifie préservatif (en français mais aussi en anglais) a aiguisé la curiosité des touristes anglo-saxons et donné au maire de cette ville de 8 000 habitants l’idée d’un centre international de recherche sur ce thème. Le fait aussi que le maire soit pharmacien n’y est pas étranger. «Anglais et Américains achètent à la pharmacie des préservatifs comme souvenir et sollicitent qu’on inscrive le mot condom sur les boîtes», affirme Gérard Dubrac. Condom tire son nom du confluent des deux rivières qui longent la ville. D’ailleurs, au début des années 1990, lorsque les Anglo-Saxons commencent à affluer, c’est uniquement après le rachat par un consortium britannique de l’une des importantes sociétés locales d’Armagnac, la...