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Actualités - Chronologie

L'Allemagne entame son opération grand pardon

L’Allemagne tentera d’entamer ce soir devant l’Espagne, en match amical à Hanovre (21h30 heure de Beyrouth), l’opération grand pardon auprès de son public, après un championnat d’Europe catastrophique où elle s’est ridiculisée avec une élimination dès le premier tour. Pour cet unique test avant l’entame des matchs de qualification pour le Mondial 2002 le 2 septembre contre la Grèce, suivi du choc contre l’Angleterre le 7 octobre, le directeur sportif par intérim Rudi Voeller, 40 ans, n’a pu faire autrement que d’appeler 13 des perdants de l’Euro2000 et cinq revenants. Le «renouveau», voire la «révolution», tant réclamés après la débâcle allemande en Belgique et au Pays-Bas, apparaît donc moins comme une affaire de joueurs qu’une question d’attitude des sélectionnés. Le premier souci du successeur de l’infortuné Erich Ribbeck, qui a complètement disparu de la circulation après la honte de l’élimination prématurée de la «Mannschaft», a été de tirer un trait définitif sur le passé. «J’ai clairement fait comprendre que l’affaire de l’Euro doit être close à ce jour», a déclaré Rudi Voeller dans son premier discours devant ses nouveaux protégés. «Chacun a pris sa volée de bois vert. Il est temps de regarder vers l’avant», a commenté pour sa part le milieu défensif Christian Ziege, au camp d’entraînement malgré sa blessure. Retour aux anciennes vertus Karl-Heinz Rummenigge, nouveau manager général, a de son côté prôné un retour à «l’ordre, la discipline et le sérieux» en guise de renouveau, alors que la décomposition de l’équipe de l’Euro2000 avait connu son paroxysme dans une tentative de putsch contre Erich Ribbeck. Pour ce premier match de l’ère post-Lothar Matthaeus, Rudi Voeller, qui, faute de licence, est secondé de l’entraîneur Michael Skibbe, a opté pour le système de l’actuel coach de Leverkusen Christoph Daum, futur entraîneur-sélectionneur national à partir du 1er juin 2001, avec trois défenseurs, quatre milieux de terrain et trois attaquants. En l’absence d’Oliver Bierhoff, blessé, le brassard de capitaine a été confié au gardien Oliver Kahn, «footballeur de l’année», alors que les grands revenants sont Joerg Heinrich (30 sélections), Alexander Zickler (3 sélections) et Stefan Beinlich (4 sélections) qui ne débutera vraisemblablement pas la rencontre. L’Espagne, où l’élimination de l’Euro2000 en quart de finale par la France (2-1) n’a pas provoqué la même onde de choc qu’en Allemagne, se présentera avec dix joueurs qui n’ont pas participé à l’aventure européenne, dont cinq débutants. Le quotidien AS a ainsi qualifié de «véritable révolution, cette décision de l’entraîneur Jose Antonio Camacho, privé cependant du grand absent de l’Euro, Fernando Morientes, toujours blessé.
L’Allemagne tentera d’entamer ce soir devant l’Espagne, en match amical à Hanovre (21h30 heure de Beyrouth), l’opération grand pardon auprès de son public, après un championnat d’Europe catastrophique où elle s’est ridiculisée avec une élimination dès le premier tour. Pour cet unique test avant l’entame des matchs de qualification pour le Mondial 2002 le 2 septembre contre la Grèce, suivi du choc contre l’Angleterre le 7 octobre, le directeur sportif par intérim Rudi Voeller, 40 ans, n’a pu faire autrement que d’appeler 13 des perdants de l’Euro2000 et cinq revenants. Le «renouveau», voire la «révolution», tant réclamés après la débâcle allemande en Belgique et au Pays-Bas, apparaît donc moins comme une affaire de joueurs qu’une question d’attitude des sélectionnés. Le premier souci du...