Gérard Depardieu, 51 ans, vient de subir un pontage coronarien suite à une angine de poitrine, une opération qui devrait sérieusement chambouler le planning chargé de ce boulimique connu pour sa passion des vins et de la bonne chère et ses trois à quatre films par an. «Gérard Depardieu a subi un pontage coronarien programmé en dehors de toute complication et avec des suites simples», a indiqué le professeur Gilles Dreyfus, chef du service de chirurgie cardio-vasculaire de l’hôpital Foch de Suresnes. Lorsque les suites sont simples, comme dans ce cas, l’opéré peut se lever trois jours après l’intervention et quitter l’hôpital environ cinq jours plus tard. Depuis quinze jours, «il était fatigué et avait une douleur à la poitrine», a précisé l’agent de l’acteur, Claude Davy. Cédant à la pression de sa compagne Carole Bouquet, Gérard Depardieu a été examiné samedi dernier et les médecins ont décidé de l’hospitaliser immédiatement afin d’éliminer tout risque d’infarctus. Depardieu n’a toutefois «pas été opéré en urgence», a souligné le professeur Dreyfus. Écarts publicitaires Ce monument du cinéma français, maintes fois récompensé et considéré outre-Atlantique comme un ambassadeur de l’Hexagone, avait terminé récemment le tournage de Vidocq et devait commencer à tourner lundi dans Le Placard, de Francis Weber, film dans lequel il tient un petit rôle aux côtés de Daniel Auteuil. Que ce soit au cinéma ou à la télévision, Gérard Depardieu ne recule devant aucune charge de travail : il est Jean Valjean dans Les Misérables de Josée Dayan, couturier cruel dans Les 102 Dalmatiens (une suite des 101), on l’attend encore dans une nouvelle version de Notre-Dame de Paris et Astérix, le retour, dont il devait commencer le tournage en septembre. À Cannes, Depardieu s’était illustré dernièrement par un rôle à sa (dé)mesure : celui du cuisinier français de Vatel. L’acteur est également réalisateur et producteur, par le biais de sa société DD Productions. Il n’hésite pas, en parallèle à sa carrière artistique, à faire quelques écarts publicitaires, cultivant son image de bon vivant : on l’a vu notamment, à la télévision, réconforter une petite fille en lui préparant des pâtes, ou encore, tout mince et souriant, faire de la pub pour... un médicament anticholestérol dans la presse médicale. «C’est énorme, et pourtant c’est tout petit», disait-il. Mais c’est surtout – en dehors bien sûr de son talent d’acteur – pour ses activités de businessman à moto, portable collé à l’oreille, que Depardieu fait parler de lui. Il est ainsi actionnaire de puits de pétrole à Cuba, en association avec l’industriel de la volaille Gérard Bourgoin, nouvellement élu patron du football français. En Anjou, il est l’heureux viticulteur-négociant du château de Tigné, qui produit dans les 250 000 bouteilles par an. Cette passion pour le vin lui a fait régulièrement défrayer la chronique. En juillet 1998, il a été condamné à trois mois de prison avec sursis pour conduite en état d’ivresse, à la suite d’un accident de moto.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Gérard Depardieu, 51 ans, vient de subir un pontage coronarien suite à une angine de poitrine, une opération qui devrait sérieusement chambouler le planning chargé de ce boulimique connu pour sa passion des vins et de la bonne chère et ses trois à quatre films par an. «Gérard Depardieu a subi un pontage coronarien programmé en dehors de toute complication et avec des suites simples», a indiqué le professeur Gilles Dreyfus, chef du service de chirurgie cardio-vasculaire de l’hôpital Foch de Suresnes. Lorsque les suites sont simples, comme dans ce cas, l’opéré peut se lever trois jours après l’intervention et quitter l’hôpital environ cinq jours plus tard. Depuis quinze jours, «il était fatigué et avait une douleur à la poitrine», a précisé l’agent de l’acteur, Claude Davy. Cédant à la pression de sa...