Ils n’ont pas l’aura des Kennedy, mais les Bush sont en passe de devenir une véritable dynastie politique. Du père, l’ancien président des États-Unis, George Bush, au fils, George W. Bush, qui sera officiellement intronisé jeudi à Philadelphie candidat des républicains à la présidentielle, les Bush deviennent incontournables. Le gouverneur du Texas a beau s’énerver à chaque fois qu’on lui parle de dynastie, il admet lui-même qu’il compte sur sa famille pour l’aider. «Dynastie n’est pas le bon mot. Nous avons une histoire, mais cela sonne trop comme la royauté», affirmait-il dans une interview récente à un quotidien américain. L’intéressé ne dément pas pour autant se servir de la carte paternelle pour façonner sa campagne présidentielle face à son rival démocrate Al Gore. Plusieurs membres du clan Bush se sont vu attribuer des rôles de premier plan pendant la convention qui a commencé hier lundi : c’est le cas du frère du gouverneur du Texas, Jeb Bush, lui-même gouverneur de Floride, ainsi que d’un neveu, George P. Bush, 24 ans, devenu la nouvelle coqueluche des médias. George Prescott Bush est le fils de Jeb et de sa femme d’origine mexicaine, Columba. Jeune et latino, il est l’arme secrète de son oncle pour séduire les jeunes et les quelque huit millions d’électeurs potentiels d’origine latino-américaine qui pourraient voter lors de l’élection présidentielle du 7 novembre. Ce neveu, qui mène depuis plusieurs semaines campagne à travers les États-Unis, va occuper une place centrale lors de la convention, selon les organisateurs. George «P»., comme on le surnomme, s’est récemment placé quatrième dans le hit-parade des 100 célibataires les plus en vue du magazine People. Par ailleurs, Laura Bush, l’épouse du candidat républicain et potentielle future Première dame des États-Unis, tient une place d’orateur de choix : elle devait prononcer un discours dès l’ouverture de la convention hier soir, aux côtés du général et ancien chef d’état-major interarmes sous Bush, Colin Powell. Mais afin de ne pas voler la vedette à leur fils aîné, George et la populaire Barbara Bush ne prononceront aucun discours, œuvrant en coulisses. Ils seront cependant à l’affiche ce soir à l’occasion d’un hommage rendu aux anciens présidents des États-Unis républicains. «Nous avons fait attention que cela ne se transforme pas en réunion de famille des Bush», a reconnu le coprésident de la convention, Andrew Card. Mais l’ombre des parents Bush plane sur la convention, tout comme lorsque le gouverneur du Texas a annoncé avoir choisi l’ancien secrétaire à la Défense de son père, Dick Cheney, pour compléter son «ticket» présidentiel. Chez les démocrates, le vice-président Al Gore a lui aussi fait appel à sa famille pour l’aider dans sa campagne, notamment sa fille aînée Karenna. Tous les candidats américains font appel à leurs épouses, enfants et proches, histoire de présenter une image de la famille unie.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Ils n’ont pas l’aura des Kennedy, mais les Bush sont en passe de devenir une véritable dynastie politique. Du père, l’ancien président des États-Unis, George Bush, au fils, George W. Bush, qui sera officiellement intronisé jeudi à Philadelphie candidat des républicains à la présidentielle, les Bush deviennent incontournables. Le gouverneur du Texas a beau s’énerver à chaque fois qu’on lui parle de dynastie, il admet lui-même qu’il compte sur sa famille pour l’aider. «Dynastie n’est pas le bon mot. Nous avons une histoire, mais cela sonne trop comme la royauté», affirmait-il dans une interview récente à un quotidien américain. L’intéressé ne dément pas pour autant se servir de la carte paternelle pour façonner sa campagne présidentielle face à son rival démocrate Al Gore. Plusieurs membres du...