Le chef du gouvernement Sélim Hoss a prononcé à l’ouverture de la réunion préparatoire des pays donateurs un discours dans lequel il a souligné que les habitants du Liban-Sud ont besoin de l’appui international afin de retrouver des conditions de vie normale et de pouvoir gagner leur vie avec dignité. À défaut, a souligné M. Hoss, le Liban-Sud risque d’être «une menace pour la stabilité du Liban et pour celle de la région». Nous reproduisons ci-dessous les principaux extraits du discours du chef du gouvernement : «Les habitants des territoires libérés ont besoin, en ce moment, de l’appui de la communauté internationale afin de retrouver des conditions de vie normale et de pouvoir gagner leur vie avec dignité. Tant que cette restauration n’est pas sérieusement accomplie, ces territoires risquent d’être une menace pour la stabilité du Liban, et par conséquent, pour celle de la région du Moyen-Orient». «Les Libanais estiment que la communauté internationale n’a pas fait suffisamment d’efforts pour obliger Israël à se conformer à la résolution 425 du Conseil de sécurité des Nations unies, selon laquelle l’occupation aurait due être terminée depuis bien longtemps. Et ce retard a eu des conséquences tragiques pour le Liban, qui a vu ses ressources se détériorer et son économie affaiblie, avec toutes les souffrances que la population a dû endurer». «Les Libanais sont profondément convaincus qu’ils ont droit à recevoir d’Israël une compensation adéquate pour les pertes et les dégâts subis du fait d’une longue occupation, en flagrant défi des résolutions des Nations unies». «En ce qui concerne la réhabilitation des territoires en question, nous avons mis au point un plan à deux volets. Il s’agit, tout d’abord, d’un programme d’action immédiate pour satisfaire les besoins urgents. Ce programme sera suivi par un plan à moyen terme en vue d’assurer la reconstruction, le développement et la modernisation de l’infrastructure socio-économique, et assurer ainsi à la population un niveau de vie convenable». «Alors que les Libanais célèbrent la libération de territoires chers à la nation, deux questions majeures continuent à les préoccuper. D’une part, il y a toujours des prisonniers libanais détenus en Israël. D’autre part, Israël continue à violer la frontière internationale du Liban, qui est parallèle à la ligne de retrait tractée par les Nations unies et connue sous le nom de “ligne bleue”, une ligne au sujet de laquelle le Liban a exprimé ses réserves». «De plus, le Liban attend de la communauté internationale une action immédiate et efficace en vue de trouver une solution équitable au problème des réfugiés palestiniens dont 350 à 400 mille résident au Liban. Il ne saurait y avoir de solution viable sans satisfaire le droit de retour des réfugiés à leur patrie, la Palestine. Faute de solution adéquate, ce problème risque d’être un facteur de déstabilisation au Proche-Orient». «Notre but final est, cependant, de parvenir avec Israël à un règlement général et équitable dans tous les domaines. À cette occasion, nous réaffirmons notre engagement au processus de paix, dans un cadre de solidarité avec la Syrie».
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