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Actualités - Conferences Internationales

République tchèque Congrès mondial des Tziganes : lutte contre la discrimination raciale

Le cinquième congrès mondial des Tziganes s’ouvre ce matin à Prague en présence de délégués des quelque sept à douze millions de Roms disséminés sur la planète. Deux cent cinquante représentants débattront durant quatre jours des moyens d’améliorer le sort des leurs, confrontés trop souvent aux problèmes notamment de discriminations raciale et économique. Aucune statistique précise n’existe sur ce peuple apparu en Europe au Moyen Âge venant de l’Inde. Selon une compilation de l’European Roma Center, entre 7 et 8,5 millions de Roms vivent dans une quarantaine de pays d’Europe. La Roumanie héberge la plus forte minorité rom de toute l’Europe – entre 1,8 et 2,5 millions de Tziganes pour une population de 22,5 millions d’habitants. Elle est suivie par la Bulgarie et l’Espagne (800 000 au maximum chacune), la Hongrie (600 000), la Slovaquie et la Turquie (environ 500 000 chacune). Par rapport à sa population de 5,3 millions d’habitants, la Slovaquie totalise la plus forte minorité rom en Europe. Elle illustre ainsi, plus que les autres pays comme la République tchèque (300 000 Roms pour 10,4 millions d’habitants), la difficile question de l’intégration sociale de cette minorité attachée à sa culture spécifique. Le sociologue slovaque Michal Vasecka a récemment lancé une mise en garde dans une étude sur les relations entre Slovaques roms et «blancs» (pour différencier dans certains pays d’Europe centrale les autochtones de leurs compatriotes basanés). Dans soixante ans, a-t-il dit, les Roms seront majoritaires dans le pays, un couple tzigane engendrant en moyenne 4,2 enfants contre 1,4 chez un couple «blanc». La France, quant à elle, compte entre 280 et 340 000 «Bohémiens». Ce nom fut donné aux fils du vent quand leurs tribus arrivèrent dans le pays au Moyen Âge. Elles venaient de quitter ce qui est aujourd’hui la République tchèque, porteuses d’un édit de Sigismond, roi de Bohême, qui accordait protection «au loyal Ladislav, duc du peuple tzigane». L’origine indienne des Roms fut établie avec certitude en 1763 par le théologien hongrois Stefan Vali, dans la ville hollandaise de Leyden où il côtoyait des étudiants en médecine indiens. Intrigué par les similarités physiques et linguistiques entre ces deux groupes, il établit, avec l’aide d’autres experts, que les Roms venaient de l’Inde. Les premières vagues de migrants roms gagnèrent au XIIe siècle, via la Mésopotamie, la Turquie puis, dans les siècles suivants, l’Europe. Au XVe siècle, leurs tribus avaient essaimé à travers toute l’Europe, Écosse et Angleterre comprises.
Le cinquième congrès mondial des Tziganes s’ouvre ce matin à Prague en présence de délégués des quelque sept à douze millions de Roms disséminés sur la planète. Deux cent cinquante représentants débattront durant quatre jours des moyens d’améliorer le sort des leurs, confrontés trop souvent aux problèmes notamment de discriminations raciale et économique. Aucune statistique précise n’existe sur ce peuple apparu en Europe au Moyen Âge venant de l’Inde. Selon une compilation de l’European Roma Center, entre 7 et 8,5 millions de Roms vivent dans une quarantaine de pays d’Europe. La Roumanie héberge la plus forte minorité rom de toute l’Europe – entre 1,8 et 2,5 millions de Tziganes pour une population de 22,5 millions d’habitants. Elle est suivie par la Bulgarie et l’Espagne (800 000 au maximum...