Les espèces de thons peuvent être identifiées jusqu’à 500 mètres de profondeur grâce à l’enregistrement de leur «écho» par un sondeur acoustique et fournir ainsi des renseignements précis aux pêcheurs. Des scientifiques de l’Institut de recherche pour le développement (IRD, ex-Orstom) ont en effet réussi à en distinguer deux espèces vivant en profondeur au centre du Pacifique-Sud, les thons à nageoire jaune et les thons dits «obèses». Ils ont ainsi obtenu leur «carte d’identité acoustique», ce qui n’avait jamais été fait pour les thons. Pour la première fois, ils ont pu estimer localement la densité de ces thons adultes à différentes profondeurs. Cette approche s’inscrit dans le programme Ecotap (Étude du comportement des thonidés par l’acoustique et la pêche), conduit par l’IRD dans les eaux de la Polynésie française. «L’objectif de ces recherches est d’améliorer les estimations des données de pêche sur la distribution des espèces, verticalement et horizontalement», explique Erwan Josse de l’IRD. Les captures des palangriers (bateaux équipés d’une longue ligne – la palangre – munie d’hameçons immergés) ne dépendent pas uniquement de l’abondance des thons, mais aussi de la profondeur d’immersion des hameçons, l’environnement, du comportement alimentaire de ces poissons. Les thons se concentrent dans les zones où leurs proies (crustacés, poissons et certains céphalopodes) sont les plus abondantes. Seulement, d’après les données obtenues, elles s’accumulent entre 8 et 13 de latitude sud, zone bien oxygénée et accumulant l’alimentation transportée par les courants marins, réfutant alors l’hypothèse selon laquelle les proies vivraient dans les milieux où se trouvent les végétaux et animaux microscopiques dont elles se nourrissent elles-mêmes. Cependant, les chercheurs ont découvert que ces poissons préfèrent les produits naturels aux appâts présentés par les palangriers. La pêche est donc meilleure là où les proies ne sont pas trop nombreuses. «Cette méthode de localisation indépendante des données de pêche permettra donc de mieux appréhender les milieux marins. L’océan Indien et l’océan Atlantique seront explorés dans les années à venir», conclut M. Josse.
Les espèces de thons peuvent être identifiées jusqu’à 500 mètres de profondeur grâce à l’enregistrement de leur «écho» par un sondeur acoustique et fournir ainsi des renseignements précis aux pêcheurs. Des scientifiques de l’Institut de recherche pour le développement (IRD, ex-Orstom) ont en effet réussi à en distinguer deux espèces vivant en profondeur au centre du Pacifique-Sud, les thons à nageoire jaune et les thons dits «obèses». Ils ont ainsi obtenu leur «carte d’identité acoustique», ce qui n’avait jamais été fait pour les thons. Pour la première fois, ils ont pu estimer localement la densité de ces thons adultes à différentes profondeurs. Cette approche s’inscrit dans le programme Ecotap (Étude du comportement des thonidés par l’acoustique et la pêche), conduit par l’IRD dans les...
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