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Actualités - Chronologie

Le candidat républicain sur les pas de son père

Il a le même nom, a hérité de ses traits et souhaite occuper la Maison-Blanche : le candidat républicain, George W. Bush, se situe sur les traces de son père, le 41e président des États-Unis . Silhouette légèrement courbée, sourire figé au coin, le gouverneur texan n’hésite pas à s’attacher les services de proches de son père, George Bush, et prend régulièrement conseil auprès du fief patriarcal dans le Maine (est). La ressemblance est telle que la presse américaine a affublé George Bush Jr, fils aîné des Bush, du surnom de «W» (prononciation phonétique «Dubya»). S’il était élu le 7 novembre, il serait le deuxième fils d’un président des États-Unis à atteindre la plus haute fonction du pays. Mais celui qui se présente comme «un conservateur compatissant» vole depuis ses terres du Texas de ses propres ailes, insistant à cor et à cri sur son bilan de gouverneur de cet État, la huitième économie du monde selon lui. Après des mois de précampagne, Bush attend sa consécration en obtenant officiellement l’investiture des républicains lors de leur convention nationale du 31 juillet au 3 août à Philadelphie (est). Le fils de l’ancien président des États-Unis fait face dans la course à la Maison-Blanche à l’actuel vice-président, le démocrate Al Gore. «Je suis un rassembleur, pas un diviseur», se plaît-il à dire, comptant sur la convention du parti pour donner une autre image des républicains. Le sourire quasi permanent de «W», son allure de bon père de famille contribuent à sa cote auprès d’Américains lassés des scandales ayant éclaboussé le président démocrate Bill Clinton. Son succès politique n’empêche toutefois pas ses détracteurs de s’interroger sur les capacités à gouverner de cet homme de 54 ans. Ils critiquent autant sa froide détermination dans l’application de la peine de mort au Texas, que sa connaissance parfois approximative des dossiers internationaux. Né le 6 juillet 1946, Bush est marié et père de deux enfants. Après une enfance dorée, son père le pousse à suivre une formation de pilote de chasse sur F-102 puis dans les universités de Yale et d’Harvard, pour une maîtrise de Business Administration. À Yale, ses notes sont plutôt médiocres. Il est en constant décalage avec le courant dominant contre la guerre au Vietnam. Il déprime et reconnaît avoir eu un penchant pour l’alcool jusqu’à la quarantaine. Des rumeurs ont couru l’an dernier sur son usage présumé de cocaïne. Il a démenti. Après de petits emplois, il entre de plain-pied dans le monde des affaires par le biais des compagnies pétrolières texanes. Aiguillonné par Bush senior, il se lance en politique et tente en vain le Congrès en 1978. C’est au Texas qu’il commence à voler de ses propres ailes. La popularité de l’équipe de base-ball des Texas Rangers, qu’il dirige, va lui servir de tremplin pour son élection comme gouverneur, en 1994. Sa popularité y est grande : il est le seul gouverneur de cet État à avoir été réélu pour un second mandat avec près de 70 % des suffrages.
Il a le même nom, a hérité de ses traits et souhaite occuper la Maison-Blanche : le candidat républicain, George W. Bush, se situe sur les traces de son père, le 41e président des États-Unis . Silhouette légèrement courbée, sourire figé au coin, le gouverneur texan n’hésite pas à s’attacher les services de proches de son père, George Bush, et prend régulièrement conseil auprès du fief patriarcal dans le Maine (est). La ressemblance est telle que la presse américaine a affublé George Bush Jr, fils aîné des Bush, du surnom de «W» (prononciation phonétique «Dubya»). S’il était élu le 7 novembre, il serait le deuxième fils d’un président des États-Unis à atteindre la plus haute fonction du pays. Mais celui qui se présente comme «un conservateur compatissant» vole depuis ses terres du Texas de ses...