Rechercher
Rechercher

Actualités - Reportages

La physionomie des marchés Beyrouth : manque d'entrain

Le dollar continuait à être offert à Beyrouth hier, dans un marché sans entrain dans lequel la demande en livre libanaise ne devait pas dépasser les besoins de certains opérateurs en cette monnaie à des fins de souscription, aujourd’hui en bons du Trésor. Toutefois, après que la Banque du Liban (BDL) eut maintenu sa fourchette d’intervention entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente, le billet vert a clôturé au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis le 9 septembre dernier. Pourtant, les établissements de crédit ont été amenés, à la lumière de l’évolution du mouvement de l’offre et de la demande, à négocier le dollar au-dessus de ce taux indicatif mais en dehors de la BDL. Il a, en effet, fluctué toute la journée dans une marge très étroite comprise entre 1 511,00 et 1 511,50 LL, dans un volume d’affaires assez mince, ne dépassant pas quelque huit millions de dollars, entièrement échangés à l’achat et à la vente par les banques de la place sur un marché équilibré de lui-même sans aucune intervention de la BDL. Nouvel accès de faiblesse de l’euro À l’étranger, la monnaie unique européenne s’est davantage affaiblie hier sur les marchés des changes internationaux pour frôler par moments le seuil de 0,92 dollar, souffrant d’un baromètre IFO sur le climat d’affaires en Allemagne jugé décevant, alors que les investisseurs s’inquiétaient des menaces inflationnistes dans la zone euro, d’après les analystes. La monnaie unique, qui avait déjà décroché la veille face au billet vert en passant sous le seuil de 0,93 dollar, a mal digéré hier la dégradation du climat des affaires en Allemagne le mois dernier, le baromètre de l’institut IFO publié hier ayant reculé à 100,40 points contre 102,00 points en mai. Mais le repli de la monnaie unique s’expliquait également selon les analystes de marché par une reprise de confiance marquée dans la croissance américaine, jointe à des inquiétudes croissantes sur l’inflation dans la zone euro. À cet égard, les chiffres publiés la veille sur l’inflation dans cette zone ont indiqué que la France a un taux d’inflation annuel au-dessous de l’objectif de 2 % fixé par la Banque centrale européenne (BCE) alors que celui de l’Irlande a souligné la détérioration de la situation dans la plupart des pays européens. De fait, augmenté à 5,4 % le mois dernier. Otmar Issing, l’économiste en chef de la BCE, a d’ailleurs tenté hier de minimiser les choses dans un entretien au Wall Street Journal Europe, en indiquant que l’accélération de l’inflation dans la zone euro était attendue par le BCE et devrait être temporaire. De ce fait, le dollar ne devait pas souffrir du nouveau creusement du déficit commercial américain en mai, à 31,04 milliards de dollars contre 30,50 milliards en avril, signe pour les économistes que la croissance américaine reste vigoureuse. Quant au yen, il est demeuré faible même après les commentaires du gouverneur de la Banque du Japon, Masaru Hayami, sur un abandon le plus tôt possible et au moment le plus approprié de la politique à taux zéro. De son côté, le sterling s’est un peu ressenti de la publication des minutes de la réunion du 6 juillet du comité de politique monétaire de la Banque d’Angleterre où la décision de maintenir les taux britanniques à 6,00 % avait été prise à l’unanimité. Ce développement est venu donc neutraliser la hausse de 0,7 % des ventes de détail britanniques en juin par rapport à mai qui a relancé des interrogations au sujet de l’orientation future des taux d’intérêt au Royaume-Uni. Compte tenu de toutes ces considérations, le dollar est resté généralement recherché, se négociant à New York comme suit : – 0,9235 pour un euro contre 0,9260, la veille – 1,4965 pour un sterling contre 1,4980 – 2,1180 DM contre 2,1120 – 7,1030 FF contre 7,0835 – 1,6775 FS contre 1,6745 – 2 096,70 lires contre 2 091,00 – 108,35 yens contre 108,30. Bourse de Beyrouth : léger mieux À la Bourse de Beyrouth, la tendance s’est raffermie hier, grâce à la légère hausse des actions de la société Rasamny Younès Motor (Rymco), dans un marché autrement stable sur le restant de la cote. En effet, l’indice général Lispi de toutes les valeurs libanaises cotées a augmenté de 0,13 % à 63,20 points, alors que l’indice partiel LIBX des valeurs bancaires se maintenait toujours à 139,49 points. Ce mouvement s’est produit avec 100 actions Rymco seulement à 1 31/32 dollar chacune sur un total d’échanges de 20 992 actions d’une valeur de 160 597 dollars. Volatilité de Wall Street Sur les places boursières internationales, la tendance a été partagée hier sur les marchés américains avec la résistance de Wall Street et la vulnérabilité de la Bourse électronique Nasdaq, à la lumière des résultats trimestriels de sociétés publiés hier. D’un côté, les investisseurs ont favorablement accueilli la publication de résultats supérieurs aux attentes de plusieurs sociétés comme Coca Cola, Ford, Citicorp, Intel... Mais ils ont été, d’un autre côté, fort déçus par les résultats trimestriels publiés par Microsoft, Apple, Boeing, UAL (United Airlines)... inférieurs aux prévisions. Dans ce contexte, l’indice Nasdaq fléchissait jusqu’à 4 100 points, alors que l’indice Dow Jones des 30 vedettes industrielles fluctuait entre un plus haut à 10 790,48 points et un plus bas à 10 685,14 points, avant d’afficher en préclôture 10 733,79 points, en léger repli de 6,13 points sur la veille. Les Bourses européennes en ordre dispersé Les marchés d’actions européens ont terminé sur des notes divergentes mercredi, reflet du manque d’orientation qui semble dominer à Wall Street. À Paris, l’indice Cac 40 a fini en retrait de 0,30 %, de même que les places d’Amsterdam (-0,48 %) et de Bruxelles (-0,46 %). À Francfort, où la séance se poursuivait jusqu’à 18h00 GMT, l’indice Dax accusait un repli du même ordre, de 0,54 %. Dans le camp des hausses, Londres s’est immobilisée sur un léger gain de 0,23 %, tandis que Milan prenait 0,17 % et Madrid 0,55 %. Zurich a gagné 0,47 %. Les indices multipays étaient en revanche plutôt orientés à la baisse. L’Eurotop 300, paneuropéen, reculait de 0,2 %, tandis que l’Euro Stoxx 50, limité à la zone euro, se repliait de 0,44 %. L’appréciation des pétrolières a été contrebalancée par des prises de bénéfices sur les valeurs technologiques. «Nous avons eu une journée stable dans l’ensemble. La baisse enregistrée par les valeurs technologiques mardi s’est poursuivie mais davantage sur les valeurs d’équipement de télécoms que sur les fabricants de semiconductors», a commenté Richard Davidson, «stratégiste» européen chez Morgan Stanley Dean Witter. L’indice des valeurs énergétiques gagnait 1,31 % en fin de journée, tandis que l’indice des technologiques reculait de 1,7 %. Le fort repli de Microsoft à Wall Street après la publication de ses résultats trimestriels mardi soir après-Bourse a incité les investisseurs à continuer leurs prises de bénéfices sur les technologiques. Le fabricant de combinés mobiles Nokia a perdu 2,27 %, tandis que son concurrent suédois Ericsson reculait de 2,74 % et que le français Alcatel perdait 2,67 %. Les autres valeurs de technologie étaient également en repli. Le numéro un européen du logiciel de gestion, SAP, perdait 2,81 % à 219,10 euros en fin d’après-midi, en raison de la nervosité du marché avant l’annonce de ses résultats semestriels jeudi. Le fabricant de composants passifs Epcos s’effritait de 0,67 % à 119,50 euros, tandis que sa société «sœur», le fabricant de semiconducteurs Infineon reculait de 2,01 % à 83,21. L’ancienne maison mère des deux sociétés, Siemens reculait de 2,39 % à 175,70 euros. En revanche, le fournisseur d’accès à Internet (FAI) Freeserve a chuté de 7,55 % pour revenir à 336,5 pence. La société de Bourse qui suit le FAI, Crédit Suisse First Boston, aurait plus que doublé le montant prévisionnel de ses estimations de perte pour 2001. Tokyo : irrégularité de la tendance La Bourse de Tokyo a fini sur une note mitigée mercredi, les investisseurs opérant en fin de journée des rachats à bon compte de valeurs technologiques qui perdaient auparavant du terrain dans le sillage du Nasdaq. L’indice Nikkei a fini en hausse de 38,50 points, soit 0,23 %, à 16 983,57 mais le Topix de l’ensemble des valeurs de la première section de la cote a perdu 2,28 points, soit 0,15 %, à 1 539,67. «La vague de vente qui avait commencé hier semble être terminée», a noté Tsuyoshi Segawa, de Sakura Securities. Les professionnels estiment que l’impression générale s’améliore, le marché s’éloignant de ses plus bas de l’année. Le Topix a touché 1 522,39 en cours de séance, son plus bas en séance depuis le 19 juin, soit seulement 1 % de plus que son plus bas de l’année. Oracle Corp Japan a grimpé de 5,39 % après l’annonce mardi d’une hausse de 30 % du bénéfice annuel de sa maison mère Oracle Corp. L’investisseur spécialisé dans Internet, Hikari Tsushin Inc, a monté de 10,71 %, son troisième jour de hausse consécutif, après que le Financial Times eut rapporté que son président pourrait se retirer dans le cadre d’un plan de restructuration. Hikari a démenti cette information. «Nous devons être prudents avant d’investir dans certaines valeurs Internet volatiles. Mais il semble que les investisseurs ont tendance à revenir sur des bonnes vieilles valeurs info-tech», a ajouté Segawa.
Le dollar continuait à être offert à Beyrouth hier, dans un marché sans entrain dans lequel la demande en livre libanaise ne devait pas dépasser les besoins de certains opérateurs en cette monnaie à des fins de souscription, aujourd’hui en bons du Trésor. Toutefois, après que la Banque du Liban (BDL) eut maintenu sa fourchette d’intervention entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente, le billet vert a clôturé au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis le 9 septembre dernier. Pourtant, les établissements de crédit ont été amenés, à la lumière de l’évolution du mouvement de l’offre et de la demande, à négocier le dollar au-dessus de ce taux indicatif mais en dehors de la BDL. Il a, en effet, fluctué toute la journée dans une marge très étroite comprise entre 1 511,00 et 1...