Dans le cadre du colloque portant sur les mesures que le Liban devra adopter pour adhérer à l’OMC qui s’est déroulé hier au siège de l’Escwa, le ministre de l’Économie, de l’Industrie et du Commerce, Nasser Saïdi a parlé des défis que représente cette démarche. Il s’agit de renouveler les lois, de former les cadres humains et d’établir des institutions capables d’affronter les nouvelles données à la suite de l’adhésion. Il a ajouté que le gouvernement est pleinement conscient de l’importance de l’adhésion notamment en ce qui concerne l’ouverture du marché, l’augmentation de l’échange commercial, l’encouragement des investissements étrangers ainsi que le transfert d’expertises et des technologies. L’Organisation mondiale du commerce regroupe 137 membres dont 10 sont des pays arabes. Une trentaine d’autres pays cherchent à faire partie de cette Organisation dont 5 pays arabes qui sont l’Algérie, le Soudan, l’Arabie séoudite, la Jordanie et le Liban. M. Saïdi a rappelé en cette occasion que le Liban était l’un des 23 pays fondateurs du GATT en 1947. À l’en croire, le retour du Liban au sein du système commercial mondial lui permettra de promouvoir son rôle auprès des instances internationales. Par ailleurs, le ministre de l’Économie et de l’Industrie a déclaré que son département allait préparer la version finale du mémorandum sur l’OMC qui devra être présenté au secrétariat de l’Organisation dans quelques mois. Par la suite, débutera la phase de négociations concernant les tableaux des services et des tarifs. Il a appelé pour cela la coopération des efforts entre les secteurs privé et public. Dans les trois mois à venir, le ministère de l’Économie et du Commerce devra exécuter son programme qui s’inscrit dans la continuité des efforts entamés depuis deux ans. Les grandes lignes du programme sont les suivantes : compléter les documents originaux (le mémorandum et ses annexes), développer un plan concernant l’adhésion et le soumettre au Conseil des ministres pour qu’il l’adopte, développer l’efficacité des négociations notamment en matière de base institutionnelle et sensibiliser le secteur privé et l’opinion publique sur l’opération d’adhésion. De son côté, le secrétaire exécutif de l’Escwa, Myriam Awari, a expliqué les démarches à suivre pour compléter cette opération et a parlé de l’importance de la politique d’ouverture et de liberté économique du pays. Dans son intervention, le conseiller du secrétariat général des affaires arabes de l’Unctad, Saïd Johréya, a insisté sur les aides offertes au Liban telles que la préparation d’un protocole politique et commercial qui sera au sein des discussions des membres de l’OMC. Pour sa part, le directeur général de l’Économie et du Commerce, Issam Habbalah, a déclaré que le ministère de l’Économie et du Commerce invitait le plus grand nombre possible de ministères et des directions publiques à coopérer entre eux tout en tenant compte de l’avis du secteur privé dans cette affaire. Parmi les participants au colloque, les experts de l’Unctad et le représentant de l’Escwa ont à leur tour discuté des démarches à suivre pour que le Liban adhère à l’Organisation mondiale du commerce. Ils ont notamment évoqué l’importance de l’organisation administrative dans le cadre de la politique économique ainsi que les moyens de préparation du protocole du commerce extérieur et les requis des négociations.
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