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Actualités - Chronologie

Automobile - 24 Heures du Mans Le sacre annoncé d'Audi

Le constructeur allemand Audi, pour sa deuxième participation, a remporté une victoire éclatante mais logique dimanche, en plaçant ses trois voitures sur le podium des 24 Heures du Mans automobiles. L’Allemand Frank Biela, le Danois Tom Kristensen – déjà vainqueur en 1997 – et l’Italien Emmanuele Pirro, se sont imposés au terme de 368 tours, soit 5007, 988 km, sur le circuit sarthois (13,605 km). Ils ont devancé d’un tour les Français Laurent Aïello, Stéphane Ortelli et le Britannique Allan McNish et de trois tours les Italiens Michele Alboreto et Rinaldo Capello, associés à l’Allemand Christian Abt. Les trois voitures, qui ont gardé leurs positions sur la grille de départ, ont franchi ensemble et à petite vitesse la ligne d’arrivée. Grand favori de cette 68e édition en l’absence des autres grandes marques européennes et japonaises, la firme d’Ingolstatd avait minutieusement préparé la course mancelle. Après ses 3e et 4e places en 1999, Audi a effectué de nombreux essais en condition de course. En engageant Aïello, Ortelli et McNish, elle a également reconstitué l’équipage vainqueur de l’épreuve en 1998, et comptait dans chaque trio au moins un ancien vainqueur au Mans. Disputée sous une chaleur accablante (43 degrés sur la piste dimanche à 15h), la course a laissé peu de place au suspense. Les monoplaces argentées, plus rapides que leurs concurrentes, n’ont pas connu de problèmes mécaniques graves. Seul le Britannique David Brabham (Panoz LMP) s’est immiscé, pour quelques tours, aux commandes de la course. Le Britannique avait profité d’une neutralisation de quelque 40 minutes dès la première heure de course après l’arrêt d’urgence de la DAMS-Cadillac du Français Christophe Tinseau, en raison d’un début d’incendie dans le moteur. Mais il était dépassé par McNish dès le 17e tour. La Panoz a longtemps résisté aux leaders, avant de rétrograder après un passage d’une heure au stand en raison d’une fuite d’huile. Le pari de Pescarolo Cet abandon a profité à la nouvelle écurie Courage-Peugeot, dirigée par Henri Pescarolo. Le prototype, propulsé par un moteur dérivé de la 607, a pris la quatrième place du classement à 24 tours du vainqueur. «C’était un pari risqué qui a été réussi à 100 %», a commenté souriant le quadruple vainqueur de l’épreuve devenu directeur d’écurie. «Nous avons prouvé que notre équipe avait le potentiel pour terminer dans les cinq premiers». La firme américaine Cadillac, dont la dernière apparition au Mans remontait à 1950, a alterné le bon et le moins bon pour son retour. Le constructeur de Detroit a ramené trois de ses quatre prototypes engagés à l’arrivée, l’une ayant pris feu dès la première heure après une rupture d’un élément de la pompe à essence. La seconde DAMS, longtemps 4e, a alimenté les espoirs de l’écurie sarthoise, mais la rupture d’un triangle de suspension arrière vers 12h dimanche l’a contrainte à un arrêt de plus de deux heures. Elle a terminée à la 20e place, devant les deux autres prototypes américains. «Nous quittons ce circuit en sachant très bien que nous ferons mieux l’année prochaine», a déclaré Jeff Kettman, responsable du programme prototype de Cadillac. Le constructeur s’est engagé dans un programme de trois ans et espère vaincre dans la Sarthe avant 2002, année de son centième anniversaire. Dans la catégorie GTS, la bataille entre constructeurs américains a tourné à l’avantage de Chrysler, vainqueur avec la Viper d’Olivier Beretta-Karl Wendlinger-Dominique Dupuy. L’équipage Hidéo Fukuyama-Atsshi Yogo-Bruno Lambert (Porsche GT3-R) s’est imposé dans la catégorie GT.
Le constructeur allemand Audi, pour sa deuxième participation, a remporté une victoire éclatante mais logique dimanche, en plaçant ses trois voitures sur le podium des 24 Heures du Mans automobiles. L’Allemand Frank Biela, le Danois Tom Kristensen – déjà vainqueur en 1997 – et l’Italien Emmanuele Pirro, se sont imposés au terme de 368 tours, soit 5007, 988 km, sur le circuit sarthois (13,605 km). Ils ont devancé d’un tour les Français Laurent Aïello, Stéphane Ortelli et le Britannique Allan McNish et de trois tours les Italiens Michele Alboreto et Rinaldo Capello, associés à l’Allemand Christian Abt. Les trois voitures, qui ont gardé leurs positions sur la grille de départ, ont franchi ensemble et à petite vitesse la ligne d’arrivée. Grand favori de cette 68e édition en l’absence des autres grandes...